Bonjour à toutes et à tous!

Comme vous pouvez le constater, en ce moment, je suis particulièrement inspirée pour trouver l'intitulé de mes articles bien que, celui-là ne fasse référence qu'à une pièce de la tenue que je vais vous présenter aujourd'hui. Pour les plus jeunes, vous avez tout de même reconnu le titre d'une des chansons du plus grand roi de la pop de tous les temps: Michael JACKSON s'il est besoin de le nommer. Sinon, vous vivez à loose-land...ou alors c'est moi qui vit à ieuv-land...Ce chanteur, c'est toute mon enfance ainsi que celle de mes cousins qui tentaient, avec plus ou moins de succès (plus moins que plus d'ailleurs), de reproduire ses chorégraphies. Mais je reviendrai plus tard sur la véritable raison du titre.

En fait, il faut que je vous confesse quelque chose. Il m'a été très compliquée de vous proposer le thème du jour et ce, pour deux raisons principales.

D'abord parce que, même si vous en avez marre (heu, désolée mummy, j'avais promis de ne plus dire de grossierté) assez, mon traditionnel point météo s'impose. Le temps est pour le moins incertain, et puisqu'il s'écoule généralement plusieurs jours entre, d'une part, l'écriture de l'article et, d'autre part, la réalisation des photos, j'ai toujours peur d'être décalée par rapport à celui-ci. D'ailleurs, lors de mon dernier shooting photo, entre les vingt degrés et la pluie, je me les suis gelées d'une force intergalactique! (mummy j'ai pas dit quoi!). Vous pouvez d'ailleurs retrouver ces photos illustrant mon précédent article ici.

Mais là, j'ai pris mes dispositions, et normalement si le dieu météorologique est avec moi, si la miss météo, france météo ainsi que le gros soleil qui s'affiche sur mon portable pour toute la semaine disent juste et, si enfin, mes nombreuses incantations fonctionnent, le temps devrait être estival jusqu'à la fin du week-end. Donc check! En même temps, ma grand-mère me disait toujours: "Avec des si, on mettrait Paris en bouteille".  Mais elle disait surtout un truc qui commence par: "Si ma tante en avait deux..." seulement, je suis soudainement frappée d'une amnésie profonde...:-).Mais bref, comme dirait Pépin (ça, c'était encore une de ses blagues, certes pourraves, mais favorites). Ma grand-mère, c'te bout de femme!

La deuxième raison, c'est que j'étais très indécise quant au choix de la proposition du jour. Parce que, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis une contradictrice née, mais en fait....ben oui, je suis une contradictrice née. Ceci étant précisé, je pense avoir un bon héritage génétique :-)! Enfin, tout cela pour dire que je réalise, ou plutôt pour être franche, en discutant avec un ami, je me suis rendue compte que cette contradiction se reflète de plus en plus à travers mes propositions de modeuse: je teste, parfois je déteste, j'ose mais m'interroge, je cherche mes limites tout en tentant de les enfreindre.

Pour autant, le dénominateur commun de mes choix vestimentaires demeure intangible: il s'agit du chic tel que je le conçois, sous toutes ses formes, dans toutes ses composantes et de toutes les façons possibles et inimaginables. C'est la raison pour laquelle le thème du jour est, me semble-t-il, à l'image de mon style: chic et contradictoire penseront certains, voire clivant car, (encore plus) décalé.

Alors voilà. Enorme parenthèse fermée et explication de texte sur le titre. 

Vous connaissez maintenant mon goût très prononcé pour les chaussures à talons hauts. Et à l'origine, je comptais vous présenter une robe avec mes sempiternelles échasses. Il m'était jusqu'à lors inconcevable de porter une robe plutôt élégante sans chaussures à talons hauts. C'était comme si, a l'instar de Nabilla, je n'avais pas de shampoing. "Nan mais allô quoi, t'es une fille, tu portes une robe chic sans talons hauts?". Seulement, vous en conviendrez, les coups de foudre ne s'expliquent pas: tu flashes, une alchimie s'opère, tu ressens des papillons dans le ventre, tu te sens légèr(e) et cela devient juste une évidence. Oui, je sais, on dirait que je parle d'un type...mais en réalité, il s'agit d'une simple paire de pompes à talons plats. Bon, pas si simple que cela en fait, j'essaye de faire la nana un peu détachée, mais je trouve ces chaussures carrément CANONS de chez canon!! Et lorsque j'ai envoyé l'image de mes fameuses merveilles à mon amie et, accessoirement, fidèle conseillère, elle m'a répondu aussitôt: "Michael JACKSON!".  Cela m'a fait immédiatement pensé à cette chanson, "Who's bad", même s'il est vrai que c'est l'un des rares clips dans lequel il ne porte pas de paire de chaussures similaires.Voilà donc la raison du titre de mon article.

J'ai donc déniché un grand quarante et un fillette, une fois n'est pas coutume, en magasin, de derbies en cuir noir et argenté (l'argenté c'est bien sûr mon côté midinette qui ressort, faut pas pousser mémé non plus hein), que je trouve so beautiful! En plus, elles sont confortables, hyper tendances, rock' n'roll et peuvent se porter avec tout, toutes saisons confondues. Je les adore!

Ah, j'oubliais...suis-je encore contrainte de faire un point mode pour les nuls? Bon, pffff, ok je m'y colle. En quelques mots, à l'origine les derbies sont des chaussures conçues pour les hommes, basses, classiques et urbaines. Elles ont progressivement fait intrusion dans la mode féminine qui se l'est appropriée (comme le boyfriend). C'est ok pour tout le monde?!

Et là, vient ma contradiction, et mes limites modalistiques que je repousse sans cesse. J'ose les porter avec une robe on ne peut plus classique, voire "quasi monacale" à bretelles, en blanc cassé, et plissée de haut en bas. Pour les fashion addicts cela doit être d'une banalité affligeante, sauf que pour moi, c'est un grand pas pour mon humanité! A cet instant précis, j'ai tout de même envie de raconter une petite anecdote. Quand, je vivais en Martinique, je portais un uniforme au collège: chemise blanche et jupe bleue pour les filles. Et le summum de "la personne à l'arrêt" (i.e: créolisme qui signifie, qui n'était pas hype) était celle qui osait se pointer avec une jupe plissée. Moqueries et fous rires étaient assurés. Et me voilà, une bonne grosse vingtaine d'années plus tard, à me vêtir d'une pièce entièrement plissée...comme quoi, certaines étaient, en fait, des avant gardistes!

La robe du jour, me plait pour tout un tas de raisons. Elle est fluide, vaporeuse et agréable à porter. J'aime bien ce look un peu femme-enfant. Mais THE truc vraiment génial, c'est que je n'ai pas besoin de rentrer mon ventre! Je n'ai pas besoin de porter une gaine qui suinte entre mes jambes par trente cinq degrés à l'ombre! Je respire à pleins poumons! Ben oui, parce qu'une femme mince peut aussi avoir un brin de bide. N'est-ce pas merveilleux? Franchement, pour moi, c'est un sacré argument de vente. Et, en plus je l'ai achetée sur le site VENTES PRIVEES, donc à moindre coût. L'extase totale....

Parlons accessoires maintenant. J'ai choisi un collier en argent plat que je trouve adorable. Comme boucles d'oreilles, mes doubles clous ronds que j'affectionne particulièrement. Et puis, un petit sac en cuir rose, porté à l'épaule. Pour finir, j'ai tenté une coiffure avec mes dread locks...que je qualifierais d'expérimentale!

En guise de conclusion, je dirais qu'à bien y réfléchir, ma contradiction pourrait aussi bien s'appréhender dans le sens positif du terme: car sa traduction n'est peut-être, en réalité, que le reflet de ce que je suis. Une citoyenne du monde, aux influences diverses, ouverte d'esprit et qui fait de SA mode, un levier pour tenter d'exprimer, entre autres, sa conception de la vie. Car, en associant des choses a priori toujours plus improbables, force est de constater que le multiculturalisme au sens large, même lorsqu'il s'agit de mode, coule décidément dans mes veines.

Pour être plus légère, alors, chic à plat c'est possible? J'ai envie de vous répondre: "Who's bad!"

 

Robe: CAROLL

Boucles d'oreilles et collier: AGATHA

Derbies: TEXTO

Sac: Marque inconnue. Je l'ai trouvé dans un magasin du centre ville de Toulouse,PIPIA, 54 rue des filatiers.

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet:

Facebook: Jm MOLIN

 

A bientôt!

Y.