Bonjour à toutes et à tous,

Par où commencer?!

J'ai tant de choses à exprimer sur la tenue du jour, cela fourmille tellement dans ma tête que je me fais des noeuds au cerveau et ne sais par où débuter. Alors, je rembobine tout, je me concentre afin que mes fils là-haut arrivent à se toucher et j'y vais. Je trouve que la pièce que je vais vous présenter est tout simplement somptueuse. L'élégance à l'état pur selon moi. C'est une robe noire en coupe slim, à manches longues, avec un motif graphique cerclé autour de l'encolure. C'est vraiment une pièce maîtresse de saison. Je la lorgnais depuis quelques semaines déjà.

MAIS...parce qu'il y a, vous vous en doutez  bien, un "mais"...enfin, pour être totalement franche, des "mais". Le premier petit hic, est que je m'étais promise, jurée, crachée de ne pas faire de shopping ce mois-ci. Interdiction formelle d'aller en ville, sauf en cas d'extrême urgence et/ou sous la torture. Le souci est que je travaille en ville. Alors, ces derniers temps, j'ai rasé les boulevards, en regardant droit devant moi, la musique à fond dans les oreilles, avec un pas plus que déterminé.

La raison de ce serrage de ceinture est liée à l'arrivée imminente de ma pleine lune (ie: mon neveu d'amour) parisienne, qui vient passer quelques jours chez sa tante provinciale. Et, comme je suis une tata gâteau, gaga, tebè, je lui cède tout. Sa technique: le charme! Il me regarde avec ses grands yeux, son joli sourire et me dit: "Tata, tu peux m'acheter ça?", "Tata on peut aller voir ce film?" ,"Tata, on peut aller à cet endroit?", et moi je deviens une vraie guimauve. Je me suis donc préparée à cracher. D'ailleurs, les mioches parlons-en... ça te réveille à pas d'heure, ça veut évidemment toujours venir dormir dans ton lit, en te ronflant subtilement dans l'oreille, te mettant leurs jambes sur les tiennes, quand ça n'enfonce pas son doigt dans ton oreille et, ça dort comme un vrai bébé. Pendant ce temps, toi, tu comptes les moutons, les vaches et autres bovins, à l'autre bout du lit pour moitié. Parce que l'autre...ben, elle est dans le vide. Ensuite, dès son réveil à l'aube (et ta nuit blanche) ça te fait courir dans tous les sens toute la journée...et pis ça bouffe! Mais alors, ça bouffe...à chaque fois, tu as l'impression que c'est son dernier repas. En conséquence, je me suis préparée à satisfaire ses moindres désirs et ce qui représentera un coût non négligeable...et pas que financier. Mais ça reste ma pleine lune à moi...qu'est-ce que je ne ferais pas pour elle...

Ces préparations intenses, tout à la fois physique, psychologique et financière m'avaient, passagèrement, fait occulter mon addiction à ma drogue dure et, singulièrement, mon arrêt sur image sur cette sublissime robe. Et c'est là qu'intervient le second petit hic: je ne savais pas jusqu'où pouvait aller ma folie en matière de vêtements. J'étais pourtant tellement fière d'avoir pu résister durant toutes ces semaines. Et lorsque l'on est accroc aux sapes, je vous assure que c'est un supplice sans nom. Les fashion addicts me comprendront...

Alors, dans la mesure où mon achat mensuel me démangeait et plus en plus, et que mon obsession commençait sérieusement à me ronger de l'intérieur, je me suis creusée les méninges. L'objectif était simple: comment contourner cette règle que je m'étais fixée et à laquelle je ne voulais déroger. Et soudain, ô génie, je me suis surprise en flagrant délit phénoménal de mauvaise fois. Attention à l'argument massue qui déchire tout. Vous êtes prêts?! Parce que là, c'est du très, très lourd. Cette pièce, je ne l'ai pas trouvée en ville, puisque, comme je vous l'ai dit plus haut, je m'étais posée cette restriction. En revanche, je ne m'étais pas interdite d'aller sur le net! Et voilà l'entourloupe à deux balles complètement capillotractée. Bon d'accord, je l'achetée...mais pas selon les modalités initalement définies. Donc cela s'annule non?! A cet instant précis, vous commencez à mesurer mon degré de folie. Ceci étant, vous en êtes encore loin. Et j'ai pleinement conscience que je taquine les étoiles...surtout que cette robe n'était pas donnée...Pfffff.....Mais MA chair est faible!

Et l'apogée de ma bouffée délirante, l'apothéose, le feu d'artifice, le pompon sur la Garonne (cerise sur le gâteau quoi) , est qu'en fait, je n'ai jamais vu cette robe...en vrai! Elle ne m'a même pas été encore livrée! Depuis le début de la semaine, je sors du boulot comme une balle et cours à perdre haleine jusqu'à la maison, en espérant un petit recommandé du facteur. Mais en vain. Ouais, là rien qu'en écrivant ces lignes, je me dis que je devrais peut-être songer à faire cure de désintoxication...En conséquence, vous aurez compris que cela fait plusieurs minutes maintenant, que je vous parle d'une pièce que je n'ai jamais touchée, enfilée ni même humée (oui, j'adore sentir les vêtements, y'a quoi?!)...et je ne sais même pas si elle m'ira. Shame on me.

Toutefois, fichue pour fichue (c'est pour mummy évidemment), je vais aller au bout de cette démence modalistique rocambolesque. J'en prends le pari et je vais vous décrire la façon dont je la rêve, avec des accessoires déjà pensés. D'où l'intitulé de mon poste du jour (mais pas que): "The dress Kolé Séré à l'aveuglette".

Avec mon physique de brindille, je l'imagine épouser mes mini-formes: d'où le fameux "Kolé Séré"  (créole qui siginifie collée-serrée en français, au sens littéral du terme). Mais c'est également un petit clin d'oeil à la chanson de Jocelyne BEROUARD et Jean-Claude NAIMRO, chanteurs de mon groupe préféré, KASSAV', que je suis allée voir hier soir en concert (une vraie tuerie!). Je suppute que ses manches très longues sur l'image recrouvriront entièrement mes bras de trois mètres...chacun. Je la pense en matière relativement épaisse, puisqu'il s'agit d'une robe automnale (voire hivernale avec un manteau ou une veste) et agréable à porter. Quand je l'observe, je présume qu'elle pourrait se suffire à elle-même. Très sobre, son encolure graphique lui confère une touche so chic. Néanmoins, je me dis qu'une ceinture ne serait pas superflue, ceci afin de bien marquer ma taille. Des collants noirs opaques ainsi que des boots compensées de la même couleur, en cuir bi-matière viendraient décaler, tout en complétant l'ensemble.

S'agissant des accessoires, de superbes boucles d'oreilles en argent pendantes et imposantes, de la boutique les PIPELETTES dont je vous ai déjà parlée ici, viendraient moderniser cette robe slim. Et puis, une bague somptueuse à mon goût, toujours de la même boutique, rappelant les couleurs de l'encolure, se marierait parfaitement avec THE dress. Je la verrais portée avec un sac rouge en cuir à imprimé croco à l'épaule. Quant à mes dread locks, j'arborerais une coiffure made in Y.

Autant vous dire que ce pari est très risqué. Car si cette robe ne me va pas, ou n'arrive pas dans les temps, je serais dégoûtée et cela voudra dire que vous constaterez à quel point je suis fêlée et complètement à côté de mes pompes...

A l'heure où j'écris, on est samedi huit septembre, et le facteur, passé hier, a laissé un recommandé, au motif que je n'avais, soit-disant, pas mon nom sur l'interphone. Quel menteur! Il était donc censé repasser aujoud'hui. Mais puisque je ne voulais pas qu'il me refasse le coup de la veille, j'ai appelé vendredi, un vieux numéro là, qui commence par 08... Vous savez le truc surtaxé à trois euros la minute, plus le coût de la communication téléphonique, et une attente de dix minutes minimum, pour leur exprimer le fond de ma pensée. J'ai eu droit à des plates excuses dont je me fichais royalement, je voulais juste ma robe! On m'a alors conseillé de changer les modalités de réception du colis et d'aller le chercher ce jour, directement à la Poste. Sauf qu'en faisant les modifications sur internet, je me suis aperçue que la livraison se ferait à quinze heure à ma Poste....qui ferme à douze. C'en était trop! Deuxième appel, pour redemander une livraison à domicile...mais beug informatique!!

Donc ce matin, branle-bas de combat, j'y ai déboulé les yeux à moitié ouverts en espérant que se produise un miracle. Sauf que la gentille dame du comptoir m'a indiqué ceci: "Ah ben non, votre colis n'est pas là, il faudra repasser lundi"...ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!

Complètement désespérée, je m'apprêtais, il y a à peine dix minutes , le coeur gros, à modifier mon article et vous dire que j'allais devoir sortir mon plan B. Quand soudain...."ding-dong"...C'était le monsieur de la camionnette jaune. Il était finalement revenu avec THE dress! Dieu existe!

Voilà jusqu'où je suis prête à aller pour...une fringue! Une vraie folle furieuse! Alors lookez le matos, pour voir si elle en valait vraiment le coup.

Quant à ma pleine lune, la pauvre, qui a vraiment une tata tapée du bulbe, elle bouffera des pâtes matin, midi, soir et ira jouer au jardin d'enfants (de cinq ans alors qu'elle en a neuf), en face de chez moi, tous les jours (c'est à ce moment précis que je prie pour que sa mère la laisse quand même venir)...Mais comme je suis vraiment trop conne bonne, je varierai quand même les sauces....pour les pâtes.

 

 

 

 

 

 

  • Robe: KAREN MILLEN
  • Ceinture: BA&SH
  • Chaussures: HISPANITAS
  • Sac en cuir croco: VERA PELLE (une marque italienne)- www.verapellestore.com 
  • Boucles d'oreilles et bague: LES PIPELETTES , 43 rue des Tourneurs, 31 000 Toulouse (sur facebook également).

 

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN

A bientôt!

Y.