Bonjour à toutes et à tous!

Bon ok,cette fois-ci, j'avoue ne pas avoir été particulièrement inspirée s'agissant du choix de l'intitulé de cet article. Mais cela arrive à tout grand écrivain ou journaliste de renom...ce manque d'inspiration...Humilité:0/auto-kiffance: 1. Mais en même temps, je trouve qu'il résume très bien ce qui va suivre.

Aujourd'hui, je vais vous présenter une pièce qui, sans doute, vous surprendra. D'ailleurs, je n'en suis toujours pas revenue d'en avoir fait acquisition. Ceci étant précisé, je ne le regrette absolument pas et, je pense même que j'aurais dû le faire plus tôt.

Petit retour en arrière. Samedi dernier, je devais rejoindre des amis pour aller boire un verre au centre ville toulousain. Il y avait du monde à la toque et je n'en comprenais pas la raison, hormis le fait qu'il s'agissait d'une belle journée ensoleillée. En remontant la rue principale, je me suis rendue compte que tous les magasins avaient des étalages devant leurs vitrines, à même les trottoirs. J'étais intriguée, mais mon coeur a commencé à palpiter. Signe que ça sentait bon très pour moi, ou très mauvais pour mon banquier, au choix. Un, deux, puis trois magasins, des fringues et encore des fringues à foison. Je me suis emparée de mon téléphone et j'ai tapé "Toulouse actualité". Et, là, je crois qu'une larmichette s'est subtilement échappée de mon oeil droit, sur mon visage déjà dégoulinant de sueur (au passage, je devais avoir une tronche de cake, mais à ce moment là, je m'en fichais littéralement): il s'agissait de la grande braderie toulousaine! Un terrain de jeu à ciel ouvert. Des réductions de partout. Mes lunettes s'embuaient, tellement j'avais peine à me retenir devant ce magasin géant. J'ai appelé une amie, en tentant de lui expliquer ce qu'il était entrain de se passer, mais je lui hurlais dans les oreilles, qui plus est, la voix chevrotante. Je pense qu'elle a dû perdre quelques dixièmes d'audition.

Bref, il fallait tout de même que je rejoigne mes amis. Je suis évidemment arrivée avec une bonne trentaine de minutes de retard: compilation des quarts d'heure toulousain et antillais. Vous supposez bien que la tentation était à son paroxysme. Non mais attendez, c'était comme si l'on enfermait un singe avec des bananes par milliers ou un ours avec des centaines de pots de miel....En arrivant au lieu de rendez-vous, je suis passée devant l'une de mes boutiques favorites, MAJE. Et, c'est là que je l'ai vue. Se dandinant devant moi au gré du vent. Toutefois, je ne me suis pas arrêtée. Je suis allée boire mon coup avec mes potes, avec bien sûr l'idée obsessionnelle, le rêve, l'espoir qu'elle soit toujours là à mon retour: THE DRESS à imprimé léopard!

Et pour mon plus grand bonheur, elle était encore présente (danse de la joie)! Je ne l'ai même pas essayée, je l'ai achetée et suis repartie heureuse comme jamais. Dois-je vous préciser qu'elle était à 75% de réduction? Le top.

Ce n'est qu'à la nuit tombée que je l'ai enfilée et là, vinrent mes interrogations existentielles et ô combien profondes. Parce que les fringues, c'est comme la bouffe pour mon neveu d'amour: ça ne rigole pas. Et mon cerveau, c'est comme le lapin à piles DURACELL: il ne s'arrête jamais.

Vais-je oser assumer une robe entièrement à imprimé léopard? Car, jusqu'ici, j'en mettais par petite touche, un foulard, un petit top, un sac...mais jamais une pièce entière et principale.

Plusieurs raisons venaient alimenter mes multiples questionnements. D'abord, et comme vous le savez maintenant, je suis plutôt adepte des pièces épurées et unies, à quelques rares exceptions près. Ensuite, s'il est vrai que l'imprimé léopard, qui est finalement un vieux classique, se porte depuis 1912 (année générique pour moi signifiant depuis la nuit des temps), celui-ci fait un retour en force dans la mode de manière assez récurrente. Mais encore faut-il savoir le porter...Comment rester chic tout en demeurant en dehors des clubs de pouf'land (mummy, ça va là, c'est pas grossier ça?!) ou de mémé-island?

Enfin, je n'avais pas envie de tomber dans les clichés. La noire qui porte du léopard, c'est un peu comme la bretonne se coiffant d'une bigoudène quoi, me suis-je dit. Cela m'a d'ailleurs rappelé un tendre souvenir d'enfance en Martinique, lorsque mes copains d'école m'appelaient "bamboula" au motif que mon père est d'origine sénégalaise. Mais ce n'est pas l'objet du post. Bon, tout cela pour vous dire que je déteste les caricatures à deux balles.

Mais cette robe tout de même! Elle éveille en moi une contradiction intrinsèque. Elle anime en moi un côté rebel: je mets ce que je veux quand je le veux. Elle dévoile de moi, une envie d'apparaitre sexy, tout en tentant de conserver une certaine classe. Car, après tout, au-delà de la façon dont on se vêt, la vulgarité c'est surtout, à mon sens, la manière dont on porte les choses et dont on se comporte en les portant...Ouais, la phrase est longue mais elle tue! Humilité: 0/ auto-kiffance: 2. Pour finir, elle révèle de moi, le goût irrépressible pour la provocation, dans le sens où, je sais pertinemment que porter une telle pièce suscitera assurément des réflexions clivantes: on adore ou on déteste. Mais l'on ne peut rester indifférent. C'est un peu toute l'histoire de ma vie d'ailleurs...

Une amie, qui me suit sur les réseaux sociaux, m'a demandé ce que je comptais proposer pour la rentrée. Je lui ai répondu que l'essentiel était de se sentir bien dans ses fringues. En effet, je ne suis personne et je n'ai pas la prétention de dire que porter ou comment s'habiller. Je mets juste en lumière, à travers mes articles, mon look, mes goûts, ma vision de la mode. C'est quelque chose de très personnel selon moi. Et s'il est vrai que j'aime certaines pièces tendances, je ne suis pas baba devant tout et n'importe quoi. En fait, je me rends compte que, plus que la mode, j'aime les modes qui me permettent de proposer ma mode. Celle-là n'est pas mal non plus hein! Humilité: 0/auto-kiffance: 3.

Et bien voilà ma proposition pour la rentrée: un robe à imprimé léopard, dans laquelle je me sens hyper bien.

Pour autant, à en croire toutes les nanas qui s'auto-proclament papesses de la mode, reconnues dans leur propre monde de leur propre fashionitude, je vais cumuler tous les fashion faux pas:

  • une robe à imprimé léopard ne doit surtout pas se porter près du corps: check!
  • une robe à imprimé léopard ne doit surtout pas être accessoirisée avec du cuir: check!

Ben, vous voulez que je vous dise?! Moi, qui avait, jusqu'à lors, une fâcheuse tendance à me soucier du regard des autres, je n'en ai, en l'occurence, strictement rien à faire. Parce que je suis tombée en amour dès le premier regard posé sur cette robe. La matière est principalement en viscose, donc pas cheap selon moi, l'imprimé demeure sobre car, bien que non uni, il est à la fois uniforme et contrasté.

Alors après, il est vrai que cette robe pourrait entièrement se suffire à elle-même. Néanmoins, dans la mesure où les matinées commencent à se rafraîchir (15 degrés ce matin tout de même), j'ai ressorti mon trench-coat, cache-poussière jaune. J'adore l'association! Ensuite, j'ai accessoirisé la tenue avec des bijoux très discrets, des clous en argent, mes bagues et bracelets habituels. Par ailleurs, l'avantage avec ce tissu est qu'il y a un millier de combinaisons possibles quant au choix des couleurs des chaussures. J'ai donc opté pour mes sandales plates, couleur or, qui se portent également avec tout, donc cela tombe très bien. J'ai ajouté un chevillère en or. S'agissant du sac, un un petit classique noir...en cuir, (et oui...!) fait parfaitement l'affaire. Pour finir, avec mes dread locks, j'ai tenté un coiffé-décoiffé ondulé ou frisé, je ne sais pas vraiment trop.

En tout cas, me voilà fin prête pour ma rentrée à moi (pléonasme volontairement voulu :-)): Rrrrrrrrrrrrrrrr!

 

  • Robe: MAJE
  • Sandales: HISPANITAS
  • Trench-coat cache poussière: KAREN MILLEN
  • Sac en cuir noir: marque inconnue, fabriqué en Italie, disponible dans un magasin (dont j'ai oublié le nom), rue Saint Rome, Toulouse. Vous voilà bien avancé!

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

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Facebook: Jm MOLIN

A bientôt!

Y.