"Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir"

Le 29 janvier 2017, 00:17 dans Mode 1

Bonjour à toutes et à tous,

L'initulé de mon article fait référence à la phrase prononcée par Christiane TAUBIRA, ceci afin de justifier, entre autres, son départ du gouvernement VALLS 2. Non, je parlerai pas politique...Et certainement pas en ce moment. Mais la formule employée si je puis dire, que je trouve, au demeurant, tellement juste, m'a hantée toute la semaine...notamment le "résister c'est partir". Alors effectivement, il s'agit d'une approche ainsi que d'une attitude très nobles, seulement (pour changer) plusieurs questions me taraudent : Comment résister? Comment et pourquoi rester? Et l'on décide de partir, de quelle façon? En créole, on dirait: "Mi déba!"(tout un débat).

De manière plus générale, ce propos fait résonance en ce qu'il me fait penser aux moments de la vie pendant lesquels on s'accroche aux choses, aux personnes, telle une moule à son rocher, envers et contre tout. Et cela vaut dans différents domaines, professionnel, amical, sentimental...que sais-je encore...

Ce qu'il y a de problématique, à mon sens, ç'est lorsque l'on résiste, alors même que l'on sait pertinemment que la chose que l'on ne veut pas lâcher n'est résolument pas faite pour soi. Et je dois avouer que je fais partie de cette catégorie de gens qui ne sait pas lâcher. Je dois peut-être avoir une légère tendance masochiste..juste un peu.

Mais là où cela devient encore plus compliqué, ç'est que, lorsque finalement, je me rends à l'évidence, à savoir qu'il est temps me faire la malle... c'est toujours avec perte et fracas. Pour la faire courte, je fais tout péter, je dézingue, je rase, je ratiboise...En somme, j'envoie tout bouler quoi. Je ne suis pas mesurée, ce n'est pas une nouvelle. Pour autant, ce n'est pas faute d'essayer...mais en vain. C'est comme s'il me fallait tout déconstruire afin d'être sûre d'arriver à un point de non retour: l'irréparable.

 J'envie les gens diplomates, nuancés qui savent précisément quand l'heure est venue de se retirer et, qui partent sur la pointe des pieds, en refermant la porte de manière tellement subtile, digne et silencieuse que l'on ne s'aperçoit même plus de leur présence. Bah moi, ç'est juste...l'extrême inverse, the sketch: Je gueule l'ouvre, je hurle, limite je bave, je m'excite, j'implose puis j'explose. Bref, je deviens une nana complètement hystérique, qui défonce tout sur son passage! Un Pitt Bull, un bulldozer quoi. D'ailleurs, je me demande si ce n'est pas la raison pour laquelle je suis née avec le cordon ombilical enroulé autour du cou, histoire de me la fermer. Seule mummy pourrait répondre à cette question et préciser, de surcroît, si je ne l'aurais pas bouffé au passage (heu....le cordon, pas mummy).

Toutefois, ce qui est regrettable, ç'est qu'après la montée, vient la descente. Aïe, ç'est là que ç'est le plus dur, a l'instar d'un drogué après l'effet d'un shoot. Je me retourne et je constate:"Oops, i did it again ;-)! Quoi?! Mais ç'est moi qui ai fait ça? Ce chantier de bataille, çest moi?!  Et après m'être vidée, et épuisée (oui, parce que vous vous doutez bien que je dépense une énergie folle), la colère laisse place aux regrets et à l'amerture. Cette incapacité à se contenir, cette impossibilité à se retenir, cette facilité à perdre ses nerfs, ç'est quelque chose quand même...ç'est grave docteur?! Dites moi que je ne suis pas la seule dans ce cas, cela me ferait tellement de bien...Parce que finalement, ç'est à soi que l'on fait le plus de mal...du moins, c'est un avis personnel. Le pire dans tout cela, ç'est que j'ai beau me promettre que la prochaine fois, j'agirai différemment, mais en vain. Je suis irrécupérable et surtout hyper chelou, je sais.

Tiens, prenons par exemple ma proposition du jour. Les températures sont positives ce qui me permet de vous la présenter. Bon, il n'a échappé à personne que nous sommes en pleine période de soldes. Evidemment, c'est mon obsession, mon os à ronger du moment. Normalement, je devrais résister en traçant mon chemin sans regarder à droite ni à gauche. Mais c'est une vraie torture! Je sors du taff, je me dis: "Allez, je vais juste faire un peu de lèche-vitrine"...Sauf que ce lèche-vitrine là, ce n'est plus une métaphore, voire plus qu'une métaphore! Ensuite je me dis: "Bon, je jette juste un oeil"...néanmoins, et je ne sais par quel miracle, mes yeux sont, l'instant qui suit, entrain de me mirer après avoir enfilées trois, quatre, cinq pièces...et dans dix magasins différents! Excessivité quand tu me tiens! Une horreur! Enfin après coup, parce qu'à l'instant T, ç'est un bonheur incommensurable! Je suis complètement exaltée. Voilà l'exemple typique de mon incapacité à savoir dire stop au bon moment...afin ne pas bouffer des pâtes dès le quinze du mois. Le souci est que, lorsque je repars bredouille, cela me provoque une grande frustration qui se tranforme en véritable tristesse.

Et puis, il y a autre chose...heu...en ce moment, il y a plus qu'un état d'urgence en France? DAESH nous piste de toute part? Nous sommes en alerte méga-super-ultra rouge-fluo d'attentats imminents ou bien?! Suis-je la seule à voir des militaires dans toutes les rues ou dans tous les magasins?! Non parce que dans la négative, il faudrait m'expliquer cela comme si j'avais deux ans. J'adore les modes, je guette les tendances, on est d'accord. Mais purée, s'il y a une chose qui m'insupporte, ç'est bien l'uniforme. Je l'ai suffisamment porté durant ma tendre jeunesse. Toutes les nanas sont habillées à l'identique! Peu importe l'âge, la morphologie, la couleur de peau, l'origine, la longueur des cheveux. J'ai l'impression que les "Martine" pullulent: "Martine danse la rumba", "Martine mange une raclette", "Martine va à la piscine" ,"Martine fait du rodéo", "Martine joue au banjo"...Bref! Je trouve cela déconcertant. Et les vendeuses s'y mettent aussi: "Ah vous, vous êtes en A, en H, en V"....J'ai eu droit à toutes les lettres de l'alphabet. Et là, j'ai juste envie de leur répondre: "Ouais, mais en fait, je suis en W et ta soeur, on en parle?!"  Nan mais sérieux, ça me saoule d'une force! Trop de tendance tue la tendance. La suivre ne signifie pas forcément, ne pas se l'approprier, non?! Et heureusement!

Alors pour ma tenue du jour, j'avais envie de vous présenter ma dernière acquisition (soldée à 50%, je tiens à le préciser mummy). Il s'agit d'une jupe longue plissée vaporeuse, bordeau, sur laquelle j'ai littéralement flashée! En plus, elle peut se porter quasiment avec tout et toutes saisons confondues. Lorsque je l'ai essayée, la charmante Madame tralala tsoin-tsoin de mes deux vendeuse, m'a sorti: "Ah, elle vous va à ravir, et ce qu'il y a de bien, c'est que vous pouvez la décaler avec des derbies plates et un perfecto, c'est très tendance en ce moment, vous savez". J'ai pris une grande inspiration, et lui ai rétorqué avec tooooouuuuuut mon vernis social (ouais, j'ai vraiment tout donné): "En effet, je n'y avais nullement songé..à voir". Toutefois, ce qui me chatouillait en guise de réponse ç'était: "De quoi j'me mêle la vioc' liftée et tellement botoxée que je ne sais même pas quand est-ce que tu souris ou lorsque t'es sérieuse?! Et si je ne veux pas décaler mais CALER, c'est comment?! décale-toi toi-même, non mais?!  Tu veux de l'aide ou tu arriveras seule? C'est bon, je suis myope, mais j'ai une bonne correction, ça va! Tchip!". Et bien vous savez quoi? Pour une fois, j'ai réussi à contenir ma pulsion verbale, je suis partie de cette boutique au bon moment et fière. J'ai résisté à la démangeaison qui m'animait de lui dire le fond de ma pensée, ce qui m'a évité une embrouille inutile que j'aurais pu, l'instant d'après, regretter. Et en plus, je serais passée à côté de ce bijou de jupe.

Alors évidemment, on est dans l'application stricte, on ne peut plus premier degré et, très illustrée de la phrase prononcée par Christiane TAUBIRA, néanmoins qui sait...peut-être est-ce le début d'une nouvelle Y...step by step....Mouais, méthode Coué quand même. Pour autant, je suis convaincue que je gagnerais en sérénité en sachant pourquoi et comment rester, ou alors partir élégamment (note à moi-même: tenter de résoudre des problématiques insolubles).

Donc, j'ai calé ma jupe (un collant en cachemire en dessous) avec un body noir, cache-coeur (oui, parfois cela fait du bien de le protéger), ainsi que mon blouson en cuir bi-matière tout aussi chic que la jupe. J'ai aussi calé mes bottes à talons noirs. Autour du cou, j'ai calé une écharpe à imprimé léopard que j'adore. Et j'ai terminé ce calage par une boucle d'oreille à tendance ethnique ainsi qu'une pochette, blanc cassé, en cuir de vachette, avec des paillettes sur le rabat, que je porte à l'épaule (anse réglable).

Je ne suis peut-être pas "tendance" (Bouh), mais je suis moi ;-)! Et, surtout, n'est pas Madame TAUBIRA qui veut.

  • Body: MAJE
  • Veste: PINKO
  • Jupe: TARA JARMON
  • Sac: LINEA MODA31 rue Saint Rome, 31 000 Toulouse (sur facebook également)
  • Bottes: TED&MUFFY-www.tedandmuffy.com
  • Echarpe: SANDRO
  • Boucle d'oreilles: ETHNIQUE SILLAGE, il s'agit d'une boutique toulousaine, rue du taur (centre ville). Site internet: www.artisanat-ethnique-sillage.com

 

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN et JMM PHOTOPGRAPHE

 A bientôt!

Y.

1 commentaires

  • Nanie972

    Nanie972 Quel art de de donner vie, mouvement et harmonie à ce qui au départ semble tellement décalé !!!Et rien n'a pu résister au coup d'oeil et au coup de main de l'artiste !!! OHYOYOYOY' le 10 février 2017, 23:15

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