Bonjour à toutes et à tous!

HO-MY-GOD! OH-MON-DIEU! BONDIE-SEYIN! Anglais, français, créole...oui, je suis trilingue y'a quoi?! Ca pique, ça me bat (traduction littérale du créole: Sa ka bat' mwen)! Ca? ben l'hiver, sacre bleu!

Je ne vous cacherai pas que cette semaine fut particulièrement rude...Ce temps pourrav' on en parle?! Enfin, cela ne devrait même pas être une question, mais une obligation, voire une injonction. Alors je recommence. Ce temps pourrav', il faut que l'on en parle. Je sais, je sais que vous en avez assez de mon sempiternel point météo...Mais, franchement là, je me pose la question depuis le début de la semaine: Comment vais-je bien pouvoir survivre. En même temps, à bien y réfléchir, je prends conscience que je m'interroge depuis septembre 1997, date à laquelle j'ai laissé ma Martinique natale pour débarquer en France métropolitaine. Chez nous, on dirait, pour aller vivre "là-bas". Et en écrivant cela, j'ai soudain une petite montée parce que je réalise que cela fait vingt ans que je j'y réside....heu, je crois que je vais aller faire quelques exercices de respiration sans délai, et je reviens..., ...., ..., ..., ..., ..., ....voilà. Passons.

Le plus drôle, enfin, si je puis dire, c'est quand j'ai mummy au téléphone qui, je vous le rappelle, vit toujours au pays, me sort un truc du genre: "Ma chérie, j'ai eu tellement froid l'autre soir que j'ai dû mettre une (pe)tite laine!' (oui, parce  que, comme partout, on déforme parfois les mots: Les parigos diraient "p'tites", les sudistes "petiteu"...et bien aux Antilles, on dit "tite")Alors, puisqu'elle m'a bien éduquée, et que je suis très urbaine, je me contente de lui répondre un simple "Ah oui?".

Pour autant, ce n'est pas du tout ce qui me vient en tête. Du tout, du tout, non, non, non, non! En réalité, lorsque j'entends cela, mon cerveau se met à vriller!" Tu dis quoi là? Tu peux répéter parce je crois qu'il y a de la friture sur la ligne. Une tite laine?! Nan mais t'es sérieuse ou bien?! Tu me fais suer  (en fait, vous aurez bien compris que ce n'est absolument pas ce terme qui me traverse l'esprit), avec ton tit froid et t'as tite laine de m....... moineau (Oui, on appellera cela de la laine de moineau)". Ben ouais les gars, c'est cela que j'ai envie de lui rétorquer.

Franchement, à un moment donner, il faut tout de même remettre les choses en perpective! On s'est tapé du moins six, jusqu'à moins dix le matin dans le Sud Ouest. Quand, j'allume une clope, je ne sais même plus à quel moment s'arrête la fumée que j'expire et, quand la buée provenant du froid, prend le relais. En sus, je suis atteinte du syndrome de Raynaud qui est, pour ceux qui ne le connaissent pas, un trouble la circulation sanguine des doigts et des pieds, aggravé par le froid. Ouais, je sais, j'aurais dû "faire élue politique" comme "métier" à force de cumuler. Bref, tout cela pour dire que je ne sens pas plus mes doigts que mes pieds, qui oscillent entre le beige-gris, pendant ces températures. Donc si l'on résume, quand je fume par exemple, je ne sais pas ce qui ressort de ma bouche, ni comment j'arrive à tenir ma clope. Et pour faire repartir ma circulation, je suis obligée de me plonger mes extrémités dans l'eau brûlante. Au passage, je ne sens plus également mes oreilles ni mon nez...raison pour laquelle d'ailleurs, j'ai toujours un mouchoir en poche, parce que je ne sais jamais si quelque chose de pas très "catholique" pourrait en sortir...so glam, je vous vois me lire! Bon. On passera sur les claquages de dents et autres tremblements en tout genre....

Et, pendant ce temps là, Madame mummy a eu tellement froid qu'elle a été contrainte de revêtir "une tite laine"...Heu, attendez deux secondes, je vais hurler un bon coup là, et je reviens...,...,...,...,...,...,...,...,...,....! Pfiouuuuu, voilà, je vais mieux. Merci.

Concomitamment, nous sommes en deuxième démarque des soldes. Et en fin de mois. Enfin, financièrement et me concernant. Je ne vous dis pas dans quel état de décrépitude intense je me trouve. Je suis au bord de l'apoplexie (et toujours dans la nuance bien sûr). Donc, comme je ne vais pas me terrer chez moi, en attendant tout à la fois que les soldes et l'hiver se terminent, il faut bien que je trouve un kit de survie. Et c'est là qu'intervient ma proposition du jour: L'onion style!

Le concept est très simple: Enfiler des couches, des couches et encore des couches de fringues. En effet et, cela n'engage que moi mais, abstrasction faite de ma fur jacket que je vénère, je me refuse catégoriquement à porter une pièce du type doudoune ou assimilée, qui me ferait ressembler à un bonhomme Michelin...au bibendum quoi. C'est contre ma religion modalistique et je n'y dérogerai jamais. En conséquence, je suis évidemment interdite de séjour dans certains pays, genre Norvège ou Finlande, et je vous devance dans vos interrogations: le ski, même pas en rêve (bon, en revanche le vin chaud, la raclette tout ça tout ça, ç'est négociable....).

 Par conséquent, comment, à mon sens, demeurer un brin looké par ces températures glaciales? Comment ne pas être frigorifiée sans pour autant renier sa fashion attitude? L'onion style est ma solution. Car, pour la grande frileuse que je suis, la superposition de couches permet d'avoir bien chaud, tout en apportant des touches de style. Et je trouve le rendu plutôt pas mal, qui s'apparenterait à un machin bohèmo-ethnico chic décalé à la sauce Y. En même temps, il faut que j'arrête de qualifier mes tenues...parfois (de plus en plus) inqualifiables.

Donc je commence. Je porte des sous-vêtements. Jusque-là, tout va bien. J'ai ensuite enfilé un collant résille à motifs étoilés ainsi qu'un body en coton noirs. S'agissant du deuxième pallier, j'ai revêtu un jean skinny noir et une magnifique veste en cuir bi-matière noire, avec des manches fantaisies. Vous comprenez maintenant, la raison pour laquelle je vous parlais de deuxième démarque et, de fin de mois prématurée. Naaaaaan mais cette veste est d'une tuerie sans nom (et blablabla et blablablo, justification habituelle sans fin, comme d'hab' quoi)...dont vous ne verrez uniquement que les manches cette fois-ci (mais rassurez-vous, elle refera surface très vite) puisque j'ai ajouté un troisième et dernier pallier: Un pancho. Il est gris avec de légères touches de bordeau, relativement court et orné de quelques franges. Je l'adore! Avec tout cela, des bottines à lacets et talons carrés noirs.

Comme bijoux, outre ceux habituellement portés, j'ai choisi:

  • Un sautoir à grosses perles avec une tête de buffle ornée d'un cauris;
  • Une paire de créoles, en plaqué or, avec des petites perles de miyuki.

Enfin, j'ai opté pour un super cabas en cuir, d'une forme simple, en vachette imprimé "chien", avec une petite fermeture à lacet cuir, ainsi qu'une trousse attachée à l'intérieur. Le modèle existe également en zèbre ou en vache (ce sont des modèles uniques). Je vous mettrai les coordonnées en fin d'article. D'ailleurs les nenettes, un super prix vous attend avec le code promo: Fash'Yon :-)!

Donc voilà, stylée, pas bouboulina (boudinée quoi)...mais sans "tite laine" par ce temps!

 

 

 

 

 

 

  • Body: MAJE
  • Jean: DIESEL
  • Veste: PINKO
  • Pancho: KOOKAI
  • Collant: CALZEDONIA
  • Bottines: DENOUEE
  • Sautoir: T'AS VU LA VIERGE ?!, à retrouver chez les LES PIPELETTES, 43 rue des Tourneurs, 31 000 Toulouse (Sur Facebook et instagram)
  • Boucles d'oreilles: SATELLITES, à retrouver chez  LES PIPELETTES, 43 rue des Tourneurs, 31 000 Toulouse (Sur Facebook et instagram)
  • Sac: LINEA MODA, 31 rue Saint Rome, Toulouse (sur Facebook)

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN et JMM PHOTOPGRAPHE

A bientôt

Y.