Bonjour à toutes et à tous,

Ahhhhhh, c'te flemme d'un autre monde. Je ne sais pas si c'est à cause du changement d'heure auquel, soit dit en passant, je n'ai jamais rien compris depuis presque que vingt ans maintenant que je vis en France métropolitaine, des journées que j'ai vues raccourcir du jour au lendemain, de la reprise de mon taff...mais j'avoue que ces derniers temps, je me suis laissée envahir par ce mal chronique: la procrastination.

A vrai dire, je crois que c'est un peu tout cela à la fois. Cette semaine je n'avais pas vraiment le coeur à écrire. Non pas parce que je n'ai plus rien à proposer ou à dire, dans la mesure où mon dressing est toujours aussi plein à craquer et que la barvadise et moi ne faisons qu'un (tous droits réservés). Cependant, je n'avais aucunement envie d'écrire pour écrire, vous conter quelque chose juste pour noircir une page blanche. Car je conçois l'écriture, dont la passion s'est récemment révélée à moi, comme un acte, à la fois, égoïste et de partage, même si cela peut paraitre contradictoire. Et partager juste par obligation et non par plaisir, n'est pas en adéquation avec la personne que je suis.

Pour autant, en y réléchissant bien, je me suis souvenue que cette passion s'était transformée en une forme d'excutoire...et que j'y prenais grand plaisir une fois lancée (d'où l'aspect égoïste de la chose). En fait, c'est comme l'appétit: cela vient en mangeant. J'ai donc allumé mon ordinateur de 1912 ce soir (si ça, ne n'est pas un appel de phare, voire un gyrophare à destination du père noël, c'est qu'il est vraiment une ordure) et m'y suis mise. Mummy si tu me lis...

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous proposer un style de crooneur. Et, bien évidemment, le premier qui me soit venu à l'esprit est Frank SINATRA, qui a repris COMME D'HABITUDE de Claude FRANCOIS. Cette reprise, MY WAY, justifie donc l'intitulé du post de ce jour. Les djeuns', allez googeliser sinon, je vais devoir me fendre de trois paragraphes supplémentaires, et l'on me reproche déjà suffisamment la longueur de mes articles.

A l'origine, le crooner est un chanteur qui se caractérise par un style de chant au ton chaleureux et émotionnel, qu'il communique grâce à son timbre de voix, suave et sensuel. Alors évidemment, souvent charmeur et séducteur, il a un public essentiellement composé de la gente féminine, allant de l'arrière petite-fille jusqu'à l'aïeule.

Mais dans la vie, et là je m'adresse essentiellement aux nenettes, quitte à m'attirer les foudres des mecs, on a toutes rencontré, au moins une fois dans notre vie, moi comprise, ce fameux crooner. Allez les filles, vous voyez bien le gars dont il s'agit?! Non?! Alors, pour rappel ou information, je vais tenter d'en faire une fidèle description.

Tout d'abord, le crooner, ce n'est pas celui que vous croisez en survêt, qui va vous agresser verbalement dans la rue, par un "Psssssst, sexy"  ou un " Excuse-moi mais est-ce que ton père est un voleur? Parce qu'il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux".  Là, on est bien d'accord que l'on ne prend même pas la peine de se retourner...quitte à se faire traiter de bip ou de bip.

Non, le crooner, c'est plutôt, le mec a priori, assez charismatique, plutôt élégant, que l'on ne peut s'empêcher de regarder (même pour les nanas maquées, ce n'est pas parce que l'on est au régime que l'on ne peut pas regarder le menu) soigné, bien mis sans trop en faire et, qui nous aborde relativement avec une grande délicatesse. Et ça, nous les nanas, on adore! Le gars sait d'emblée que toutes les meufs le badent (le kiffent pour les parigos). Donc forcément, quand il décide de venir à nous, malgré tout le bon sens que l'on peut avoir, l'on se sent pousser des ailes, et l'on marche à cinq centimètres du sol. En bref, on devient l'ELUE, la nana choisie parmi toutes.

Le crooner, présente très bien et est souvent flatteur. Il se gargarise tout en nous disant ce que l'on a envie d'entendre avec une insincérité forçant l'admiration (que l'on ne capte pas sur le coup, bien sûr), rit à toutes nos blagues, mêmes les plus débiles, semble nous écouter avec (soit-disant) attention et, rebondit sans cesse afin de prolonger la conversation. Bref, il veut nous endormir (grossièrement, et pardon mummy, nous pécho)! Alors, que nous, l'on pense trouver une oreille attentive et cela nous plaît: un vrai gentleman quoi! Il est souvent très tactile l'air de rien, mais toujours avec un profond pseudo-respect. Pendant ce temps là, l'élue se dandine, fait des oeillades ridicules, se tortille les cheveux quand ce n'est pas du c...bref, elle se comporte comme une midinette, une adolescente purulente à appareil dentaire, telle une groupie devant Justin BIEBER (et ce, quel que soit son âge). Pour celles qui tombent dans le panneau, le piège commence malheureusement à se refermer. 

Car, en réalité, ce qui intéresse le crooner est, davantage la conquête du pouvoir que son excercice. Je m'explique. En clair, ce qui lui plaît, c'est d'aguicher sa proie et ne plus la lâcher jusqu'à ce que cette dernière lui cède. Alors, bien sûr, il use et abuse de toutes les techniques possibles et inimaginables pour parvenir à ses fins: les textos "cul-cul", avec des envolées lyriques qui frôlent la stupidité (mais cela, on ne le réalise qu'a posteriori), une galanterie excessive (idem, l'on ne s'en rend compte qu'une fois que l'on a retrouvé nos esprits), et une omniprésence, pas nécessairement physique, mais qui nous empêche finalement de prendre du recul et nous rendre compte que tout cela n'est en fait, qu'un écran de fumée. Mais, en même temps, les nanas, on est un peu benette. Cela étant, lorsque l'on a été élevé dans le culte du prince charmant, notamment avec cette connasse de gentille Cendrillon, force est malheureusement de constater que notre comportement n'a rien d'étonnant. Sauf que ce n'est qu'un conte de fée, mais tellement matraqué que l'on a fini par le prendre au premier degré.

Ainsi, après avoir baissé notre garde, puisque l'on a une fâcheuse tendance à nous livrer ou plutôt à nous répandre (le type, simplement manipulateur, étant une tuerie), consulté (enfin saoulé) toutes nos amies qui bavent de jalousie devant the gars, on se dit, et bien pourquoi pas lui?! Et l'on finit par craquer. On y va, on fonce...ouais, sauf que l'on fonce...en plein dans le mûr! Ah ben oui! parce qu'une fois que le crooner a obtenu ce qu'il souhaitait, à savoir nous conquérir, et bien....voilà quoi! C'est tout. Rideau.Tandis que nous, sur notre petit nuage fake, nous commençons à nous faire des films. Mais pas là peine de nous retourner, il est parti tel qu'il est venu...vers une nouvelle conquête, une autre élue. Et c'est à ce moment précis que l'on redescend sur terre et que l'on réalise...que l'on s'est faite flouer, qu'il s'est joué de nous, parce que l'on n'était qu'une parmi des milliers. Et l'on se sent d'un crétinisme affligeant. Alors qu'au même moment, à la minute près, le crooner est déjà entrain de refaire son cinéma à une nouvelle proie.

Bon, après, bien heureusement, nous nous en remettons toutes. Mais avouons que nous aurions souhaité l'éviter et, qu'une fois l'expérience passée, nous prenons conscience de notre cruel manque de discernement. En effet, les petits signes qui laissaient entrevoir que derrière ce prince charmant se cachait simplement un vilain crapaud (pléonasme), nous les avons occultés tellement nous vivions un rêve éveillé. Et notre sixième sens, celui qui ne nous trompe jamais, nous n'avons pas voulu l'écouter. Pour celles qui n'ont pas encore rencontré le crooner, j'espère que ces petits indices vous permettront de le repérer.

Alors un conseil, si jamais vous croisez la  route du crooner un jour: Contentez-vous de l'écouter chanter! Et fuyez!

A titre d'exemple, il m'est arrivée de rencontrer un crooner, comparable en tous points à celui que je viens de vous décrire, avec lequel je buvais un verre. Et bien, je vous jure que le mec qui vendait des fleurs, vous savez, le pakistanais là...est carrément venu lui serrer la main...si cela n'était pas un signe d'une force intergalactique...

Alors voilà, moi aussi, j'ai eu envie de me vêtir en crooner, juste pour avoir ce que l'on pouvait ressentir dans sa peau. J'ai donc traduit, d'un point de vue modalistique, ce type qui fait ou en a fait baver plus d'une, et ce d'ailleurs, dans tous les sens du terme. Je vous propose donc la tenue qui va suivre.

Le crooner porte généralement des pièces sobres et sombres, avec des détails soignés. J'ai donc décidé de mettre un pantalon ultra-classique à pinces noire, ainsi qu'un top à manches longues assez déjanté, mais que je trouve super fun. J'ai enfilé une veste relativement atypique (comme moi hein), en laine et viscose, gris chiné, que j'adore. Concernant les petits détails, mais qui ont toute leur importance, j'ai opté pour un chapeau marron foncé, feutré, de type Borsalino. Et j'ai décalé l'ensemble avec ma pochette orange que vous avez pu voir ici, portée cette fois-ci à l'épaule, mes escarpins pointus dorés dont je ne me sépare plus (purée, je les rentabilise ceux-là) ainsi que des énormes boucles d'oreilles à tendance ethnique.

Alors, heureuse bébé? C'est sans doute les propos que le crooner aurait pu tenir après la bagatelle :-)!

PS: Et bien, pour quelqu'un qui n'avait pas envie d'écrire...

 

 

 

 

 

 

  • Veste: KLAYA
  • Top: DENNY ROSE-www.dennyrose.it
  • Pantalon: MAJE
  • Escarpins: MANOLO BLANHIK
  • Sac: GRAFFITY Paris que l'on peut retrouver dans une charmante boutique toulousaine LINEA MODA, 31 rue Saint Rome, 31 000 Toulouse.
  • Chapeau:AUTAN MODES- 50 rue d'Alsace Lorraine, 31 000 TOULOUSE.
  • Boucles d'oreilles:ETHNIQUE SILLAGE, il s'agit d'une boutique toulousaine, rue du taur (centre ville). Site internet: www.artisanat-ethnique-sillage.com

 

 

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

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A bientôt

Y.