Bonjour à toutes et à tous!

WARNING: Ames sensibles, dépressives, mélancoliques, tristes, suicidaires, au bout de leur vie, malheureuses, désenchantées, désabusées et, accessoirement, hypocondriaques s'abstenir...Donc s'il reste après cette litanie une dizaine de lecteurs, j'aurai rempli mon contrat.

Et oui...j'avais bien prévenu ici que mon humeur guillerette n'allait probablement pas durer. Non. Je ne suis pas bipolaire...du moins, je n'ai pas (encore) été diagnostiquée comme tel. En même temps, l'humeur c'est comme le temps: ça va, ça vient... J'avais également déjà signifié que je n'aimais pas cette période...mais ce que j'avais omis de préciser, c'est que je déteste par dessus tout le mois de décembre et....NOËL! Après, il ne sert à rien de poser ça là et, de laisser libre court à votre imagination débordante. Je vais donc, en substance, vous en expliquer les raisons. Et pour ce faire, je serai dans l'obligation d'enlever une des mes nombreuses couches de protection.

Un ami qui me lit régulièrement  m'a, une fois, envoyé le sms suivant: "(...) bientôt tu seras tellement à poil que ce sera le fil du string qui te masquera (...)". Bon. D'abord je me suis demandée comment il savait que j'en portais. Passée cette phase interrogative, à ce jour demeurée sans réponse et, abstraction faite de cette métaphore pleine de classe (en même temps c'est un type), mais que j'ai trouvée très drôle, je pense qu'il était dans le vrai...et qu'il l'est toujours...puisqu'aujourd'hui, je vais encore lui donner raison. 

"Le blues de la businesswoman"...intitulé qui m'est immédiatement venu à l'esprit, tant au regard de mon humeur, que de la tenue que je vous propose. Préalablement, ai-je besoin de préciser aux djeuns' qu'il s'agit d'une allusion à la fameuse chanson, "Le blues du businessman", de Michel Berger et Luc Plamondon, figurant dans l'opéra rock de STARMANIA?>>>>>>>googelisez!

Alors ouais, j'ai le blues, pour deux raisons principales. 

Pour beaucoup d'entre nous, on ne peut pas dire que l'année 2016 ait été très...youhou! Me concernant, fin 2015 début 2016, je n'étais pas au top de la dance question santé (euphémisme quand tu nous tiens). Mais, si Dieu, Allah ou Bouddah existent, bien qu'agnostique, ben je leur ferais certainement un petit check...et je ne sais pas pourquoi ils m'ont choisie, moi (pléonasme, je sais) et pas quelqu'un d'autre. Peut-être pensaient-ils que je n'étais pas prête à taquiner les étoiles et que j'avais encore du monde à faire suer, comme vous par exemple...ou mummy. Quoiqu'il en soit, tel un phoenix, j'ai pu renaître de mes cendres. Sauf qu'il est des étapes de la vie que l'on ne peut occulter. Alors, même si j'avance, je me sens malgré moi parfois happée par ladite période. Je ne peux m'empêcher de me retourner et voir défiler des images ô combien, encore, difficiles. Toutefois, dans la mesure où je suis bel et bien là, autant vous dire que je vais continuer à vous sursaouler avec mes histoires modalistiques supers intéressantes. Et cela ne vous surprendra guère si je vous dis que j'en ai encore plein sous le pied!

La deuxième raison, est que Nöel me gonfle d'une force inqualifiable. Pour autant, cela n'a pas toujours été le cas. Petite, en Martinique, cette période était une véritable fête. Je repense aux "chantés nowel" (chants religieux que l'on reprend en choeur, en s'invitant les uns chez les autres), et aux milliers de cadeaux que l'on reçevait ma soeur et moi. Je me souviens de ce bonheur familial, notamment chez mes grands-parents, avec la préparation du sapin, de la crêche... Et the truc: le combat avec ma sista afin d'accrocher l'étoile au sommet du sapin. C'était une époque merveilleuse. Et puis, en grandissant et en partant faire mes études en France métropolitaine, Noël a eu de moins en moins de sens à mes yeux. Le froid, la solitude, la famille qui me manquait avaient généré chez moi un certain désintérêt, voire même une aigreur. Jusqu'à ce fameux 25 décembre 2010, me croyant dans un roman de Kafka. Ce jour là, a l'instar de mon père, Noël est définitivement mort.

Alors oui, il y a pire dans la vie, il faut savoir relativiser. D'ailleurs, dans ces moments singuliers où je me sens envahie par la tristesse, je repense à un ami, que je qualifie de mon ange terrestre, qui me répète souvent: "Connecte-toi à ton coeur, respire un grand coup, et réveille la petite-fille qui sommeille en toi". Bon, j'avoue que la première fois qu'il m'a sortie cela, étant de nature très cartésienne, je me suis concentrée pour ne pas éclater de rire, voire me rouler par terre. J'avais l'impression qu'il me parlait en braille et, qu'il fallait toucher pour comprendre. Mais finalement (pardon mon chat au passage) et ben...même si cela ne fonctionne pas à tous les coups, cette pratique est parfois apaisante...

Donc oui, j'ai le blues...mais en plus, celui de la businesswoman....Double effet kiss cool quoi!

Car, comme dit la chanson:

"(..)Au fond je n'ai qu'un seul regret, j'fais pas ce que j'aurais voulu faire (...)".

"(...) J'aurais voulu être un artiste, pour pouvoir faire mon numéro, quand l'avion se pose sur la piste, à Rotterdam ou à Rio...J'aurais voulu être un chanteur, pour pouvoir crier qui je suis, j'aurais voulu être un auteur, pour pouvoir inventer ma vie (...)."

Mais en attendant, je suis là, et mon doudou à moi, ma passion à moi, ce sont les modes que je vous présente depuis maintenant presque six mois sur ce blog. J'avais donc envie de traduire tout ce que je viens de vous conter, à travers une tenue qui correspond aussi bien à ce que je suis, à la fois dans l'absolu et ici et maintenant, qu'à ce que je souhaiterais être. Après, il n'appartient qu'à vous de raccrocher les wagons et d'assembler le puzzle...comprenne qui pourra.

Afin d'adopter le look de la parfaite businesswoman  complètement déjantée et à côté de ses pompes,  je porte une tenue que je trouve so chic: un pantalon fuseau noir, à la fois épais et vaporeux, à bretelles très fines en velours, ainsi qu'un top blanc, dont les subtils détails (en l'occurence, le haut ajouré et sa petite dentelle du col) viennent le sublimer. Comme j'aime les associations de matière, j'ai choisi une veste noire à manches trois quarts en velours. J'adore la combinaison. L'ensemble est très sobre et un brin sophistiqué. Et non l'impertinente, je ne vais toujours pas à BAMAKO!

Pour contraster avec la tenue, je me suis littéralement lâchée sur les accessoires! Par où vais-je commencer?! Ah! Les boucles d'oreilles qui m'ont fait tourner la tête dès le premier jour où j'ai mis le petit orteil dans la boutique dont je n'ai de cesse de vous parler: LES PIPELETTES! Ayant une préférence pour l'argent, le fait qu'elles soient dorées me freinait quelque peu. Mais j'ai osé l'association argentée et dorée, ce que je ne regrette pas du tout! Ces boucles sont des pures merveilles, à tendance ethnique comme j'aime, confectionnées par un créateur de renom, SATELLITE. Elles sont donc dorées et perlées dans les tons orange, bleu, jaune, marron et noir. Très imposantes, il faut assumer les porter, je vous le concède... Et vous vous doutez que cela ne me pose absolument aucun problème. Un bracelet doré également, simple avec une boucle sur le dessus, ajoute une touche raffinée à mon poignet.

S'agissant du sac, là encore, j'ai quasiment défailli lorsque mes yeux se sont posés dessus. Il s'agit d'un mini-cabas hyper original, en cuir de vachette, à imprimé léopard...rrrrrrr....évidemment, ultra-tendance! Il vient de la boutique LINEA MODA, qui a vraiment été mon coup de coeur de ces derniers mois.

Enfin, comme chaussures, des escarpins noirs à bouts pointus, avec une boucle sur le dessus, que je suis sûre que mummy va a-do-rer :-)!

Voilà, la businesswoman est dans la place...et souhaite trois choses: ne plus avoir le blues, vivre ses rêves et que 2017 arrive vite! Pour le reste, comme dirait un ami aveyronnais: "La vie chérie, c'est pas du fois gras".

  • Top et Pantalon: MAJE
  • Veste: ZARA
  • Chaussures: HISPANITAS
  • Boucles d'oreilles et bracelet: LES PIPELETTES43 rue des Tourneurs, 31 000 Toulouse (sur facebook également)
  • Sac: LINEA MODA, 31 rue Saint Rome, 31 000 Toulouse (sur facebook également)

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN et JMM PHOTOPGRAPHE

A bientôt

Y.