Bonjour à toutes et à tous,

Si vous avez lu mes derniers posts, ici et, vous savez que j'ai accueillie ma pleine lune (ie: mon neveu)  pendant près d'une semaine. Elle est repartie hier, et m'a laissée littéralement K.O. Je n'ai jamais bu autant de cafés allongés de ma vie. GULLI est devenue ma chaîne préférée. J'ai eu droit à des "Tata, baaaaah, j'aime pas tes pâtes, le fromage, il sent mauvais"...pâtes que j'ai dû refaire... Je ne savais pas que quelqu'un pouvait parler autant que moi, si ce n'était plus, de huit heure du matin à vingt et une heure (heure du coucher...ouf!), non stop. Et puis, quand elle ne blablatait pas...ben elle chantait. Pour autant, je ne vais pas être de mauvaise foi, il y avait tout de même des moments de répits: quand elle allait au toilettes, quand elle buvait, mangeait (et encore) ou quand elle dormait...ah ben non....non en fait, même pas, puisque ses ronflements prenaient le relais.

Mais, pour être honnête, je dois avouer que j'ai eu aussi droit à mon lot de bonheur. Des calins et des bisous tous les jours, des "Tata, tu es trop belle, je suis trop content d'être avec toi, tu es la meilleure"...Et bien évidemment, je ne peux rien refuser à ce mioche. Car, son simple sourire égaye ma journée. Sa simple présence m'emplit de joie. Même quand j'essaye de lui dire non, je finis toujours par changer d'avis, peut-être est-ce parce que je me sens coupable de ne pas le voir assez souvent, ou tout simplement parce que je suis une tata gâteau (et trop fière pour me l'admettre). C'est quelque chose quand même...

Il faut dire que ces instants privilégiés passés avec mon neveu m'ont fait, l'espace que quelques temps, retomber en enfance. J'ai joué à des jeux pourris que lui adore et dont lui seul parfois connaît les règles, sautillé dans la rue main dans la main, couru dans le métro (tant pis pour les ieuv' s'ils ne courraient pas aussi vite que vous pour s'assoir), mangé des bonbons acidulés dégueulasses  immangeables sauf pour lui, dansé sur les hits tendances, inconnus au bataillon pour moi, souffert pendant une heure et demi devant le super film qui tue, "les Trolls". Bref, son bonheur faisait le mien et c'était là l'essentiel. Et lorsque je le regardais s'émerveiller devant tout et souvent n'importe quoi (genre, quand il était tout content d'être le premier à appuyer sur le bouton de l'ascenseur) je me disais: qu'est-ce que je l'envie...

Ma pleine lune grandit bien trop vite. Et cela me ramène à moi à son âge ...et surtout au mien maintenant (la meuf pas du tout autocentrée). Quand je l'observais, je me disais, profite mon chat, profite de chaque jour, parce que le temps file à une allure! Et il me manque déjà.

Du coup, cela m'a donné une idée. J'ai voulu, à ma manière, immortaliser tous ces moments, à travers la tenue présentée aujourd'hui. Tout à la fois, sa joie de vivre, son insouscience, son contentement pour des choses simplissimes et parfois, on ne peut plus futiles (comme sa carte micromania, dont je n'ai toujours pas compris l'utilité d'ailleurs, surtout avec ses explications d'un autre monde) autant que son métissage m'ont inspirés en termes de mode. 

Ainsi, j'ai décidé, l'espace d'un article, de retomber d'une certaine façon en enfance. Bon...heu... c'est une métaphore, entendons-nous bien. Précisément, j'ai souhaité traduire, à travers ma conception de la mode, la façon dont on pourrait s'approprier les vêtements de notre enfance, afin de réaliser des tenues adultes, pouvant être très chics.

Alors, gros warning les gars (et là, je ne parle qu'aux types hein)! Je vous arrête tout de suite! Si vous imaginez, ne serait-ce qu'un quart de seconde, me voir coiffée de deux couettes, avec des chaussettes mi-longues, une jupe me donnant un air de lycéenne attardée, la sucette à la bouche....comment vous dire...tracez votre chemin! Car, s'il y a une chose de sûre, c'est que Britney SPEARS n'entrera jamais dans mon corps de mon vivant (voire même de ma mort)! Suis-je bien claire ou faut-il que je développe?! 

En choisissant l'intitulé de mon article "L'ex-petite fille modèle", cela m'a fait immédiatement repenser au plissé. D'où l'ajout à la fin de mon titre, "ou le plissé dans tous ses états". Dans un de mes posts, Who's Bad, je vous avais déjà présenté une robe blanche cassée entièrement plissée. Et bien je réitère quelques mois plus tard.

Pour les fashion addicts, je ne vous apprendrai rien en vous disant que le plissé, et singulièrement la jupe, a été le hit de la période estivale. Ceci étant précisé, une fois de plus, il ne s'agit que d'un grand classique remis au goût du jour et modernisé. Par ailleurs, à l'instar de mon dernier article que vous pouvez retrouver ici, j'ai eu envie de jouer les prolongations: mixe été-autome, j'adore! Après, je vous le concède, le plissé n'est pas toujours très aisé à porter. D'abord, c'est une matière clivante, qui est loin de faire l'unanimité. Et bien sûr, cela doit-être pour cette raison que j'en suis fan. Du moins, mon fichu esprit de contradiction, mais cela revient au même en définitive. Ensuite, il faut trouver le tissu idéal à mon sens (histoire que cela ne fasse pas trop cheap), la bonne longueur, la bonne association...Enfin, il faut surtout assumer, et je pense d'ailleurs, que c'est par là que j'aurais dû commencer.

Avec le plissé, je n'ai pas fait dans la demi-mesure, je me suis littéralement lâchée. En tout état de cause, la demi-mesure, je ne sais pas faire. C'est la raison pour laquelle je propose une tenue entièrement plissée, qui me rappelle l'écolière en uniforme que j'étais....à défaut de....de.... la lycéenne cochonne à la Britney... ben de rien! Au fait, au passage, joyeux anniversaire mummy. Elle sera ravie de l'apprendre.

Je vais commencer par la jupe. J'ai eu un énorme coup de coeur pour cette jupe plissée jusqu'au genou, noire, en satin à effet mouillé. Elle est fluide, vaporeuse et ultra-féminine. J'ai décidé de l'agencer avec une chemise, également noire, à manches longues (enfin, cela dépend de votre longueur de bras, dois-je vous rappeler que les miens font trois mètres chacun)  et cintrée. Houla, ça va piquer les yeux pensez-vous. Et bien, plus que de piquer, je vous assure que des larmes (de désespoir ou d'enchantement, selon) couleront quand vous constaterez que j'ai associé à cet ensemble très classique, mon énorme collier ethnique, en tissu wax déjà présenté ici. Je trouve sublissime cette combinaison ô combien décalée. Mais je ne suis pas naïve: j'ai dû perdre la moitié de mes lecteurs.

Pour ceux qui restent, je continue ou comment ça se passe?! Après tout, si vous êtes encore là, cela signifie que l'on doit être une petite communauté, n'ayant pas tous les fils qui se touchent dans nos têtes respectives....Ahhhhhhhhhh que cela fait du bien de se sentir moins seule! Alors j'enchaîne. J'ai eu envie de revêtir un collant aussi spécial que le reste, noir contrasté, avec des motifs qui s'apparentent... à un parcours fléché. En guise de chaussures, j'ai ressorti mes richelieus en cuir bi-matière, de couleur verte. Voilà, voilà....Ah ben non, j'oubliais ma pochette orangée en cuir vachette, également bi-matière, afin de parachever ma tenue. Toujours chic, à mon goût évidemment, un grand n'importe quoi étudié (vous savez, c'est un peu comme le coiffé/décoiffé), des associations juste improbables...bref, vous savez maintenant que c'est tout ce que j'aime...Quant à mes dread locks, j'ai réalisé une forme bizarroïde de demi-queue.

Et là, force est de constater qu'elle est bien loin la petite fille modèle (sauf pour ma mummy :-)). Mais à bien y rélféchir, l'a-t-elle été un jour?!

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

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A bientôt

Y.