Bonjour à toutes et à tous!

Non, ne soyez pas tristes, i'm still alive! Toutefois, les alinéas de la vie (n'est-ce pas!) ont des conséquences sur mon assiduité en ce moment. Ben ouais quoi, je ne suis pas une no-life! (Et accessoirement, je me "franglise"... attention, brevetage en cours). Mais ravalez vos sanglots et essuyez vos larmes, je vais tenter de me rattraper.

Alors, s'il est vrai que "le temps était à l'orage" en ce début de semaine et que "le soleil était ca-ché" (spéciale dédicace!), le printemps s'est, prématurément, invité dans la ville rose ces deux derniers jours. Et cela a fait un bien fou...vingt et un degré cet après-midi! Vous avez fait péter les maillots ou bien?! En tout cas, la danse de la joie était de rigueur!

Pour autant et, une fois n'est pas coutume, ni ce beau temps, ni même mon humeur n'ont inspiré ma proposition du jour. Pour une fois, il s'agit de la pièce forte de mon look, associée au hasard d'une discussion, qui ont été le déclencheur de la connexion de mes neurones...Enfin de mes quelques neurones...Bon ok, je me la raconte un chouïa...J'avoue, de mon neurone! Vous êtes contents?!

Et cette réflexion, ô combien transcendante, cela va de soi (heu, la transcendance, pas la réflexion hein...quoique), me conduit à aborder un thème pour le moins....comment dire...hum....(inspiration) délicat. Mais, préalablement, que les choses soient claires (non, parce que l'on ne sait jamais): Il ne s'agit nullement de tomber dans la polémique, d'ouvrir un débat politique ou de faire de la psychologie de comptoir (même si je suis maîtresse du genre, après un bon litron de houblon ou de raisin trèèèèèès fermenté..mummy si tu me lis!). Non, en réalité, j'ai pris simplement conscience d'une chose que je voulais partager avec vous, eu égard à la pièce principale de ma tenue: Un kimono. J'arrête de tourner autour du pot et de vous faire saliver, ç'est ça?

Je veux simplement évoquer les propos racistes que l'on emploie de manière courante, sans nécessairement s'en rendre compte. Quels sont-ils? Est-on davantage heurté par des propos racistes quand ils visent une communauté en particulier, qui plus est, à laquelle on appartient? Peut-on qualifier des propos de racistes, singulièrement lorsqu'une personne les exprime sur un ton humoristique? L'emploi d'un tel ton la dédouane du caractère raciste de ses propos? Quelle est la frontière entre racisme et humour? Enfin, peut-on rire de tout et donc de propos racistes? Pfiouuuuu, c'est bon quoi, j'arrête avec cette litanie d'interrogations. Je commence à m'auto-saouler là...Et ce d'autant que je n'ai pas la prétention de détenir toutes les réponses...

Malgré tout, mon neurone est en totale ébullition, et pour cause: Force est de constater qu'il nous arrive à tous de tenir des propos racistes! Par exemple, qui n'a jamais dit à 23H00: "Je vais chez le rebeu?". Comme si toutes les personnes tenant des épiceries de nuit étaient d'origine maghrébine...

Lorsque j'ai flashé sur ce magnifique kimono, je me voyais déjà, calée derrière mon écran d'ordinateur, à écrire, en préambule, un truc du style: " J'ai dégoté un truc de fou en chintoki(...)". Et bien évidemment, pour moi, cela n'aurait été que dans le droit fil de l'humour, grinçant et corrosif, qui me caractérise. Mais si je l'avais lu ailleurs, aurais-je trouvé cela drôle, et me serais-je poilée? Ou si j'étais tombée sur un article dans lequel j'aurais pu lire: "J'ai dégoté une pièce en wax venue de bambouli", me serais-je esclaffée de rire? A la vérité, rien n'est moin sûr. Car, et ç'est là tout le paradoxe, (ettttttt ouais c'est parti) dans l'absolu, je suis toujours la première à vicéralement m'insurger contre ce type de propos. Oui, en pareille hypothèse, je peux être très conne premier degré.

Alors après, il y a l'humour et son corollaire, la liberté d'expression. Je pense notamment à Claudia TAGBO, dont j'ai vu un sketch dans lequel elle imitait une mama africaine. La foule était pliée en quatre. Et moi aussi d'ailleurs. Plus connus, les DEBBOUZE et autre ELMALEH surfent parfois sur le même registre. Toutefois, il y un dénominateur commun: Ils sont tous dans l'autodérision, dans la mesure où ils se moquent de leurs propres origines. Et cela passe très bien...même super crème. En revanche, je ne suis pas convaincue que si une Michèle LAROQUE, une Muriel ROBIN (bon, je n'ai trouvé que celles-là hein, pour les viocs), ou un KEV' ADAMS (pour les djeuns') en faisaient de même, par exemple caricaturer un accent africain ou maghrébin, cela aurait été aussi bien accueilli. D'ailleurs, j'en veux pour preuve le sketch de Michel LEEB des années 1980 (ouais, ç'est bon, je sais que je suis vieille), "l'Africain" dans lesquel il disait: "Ce ne sont pas mes lunettes, ce sont mes narrrines". A l'époque, tout le monde trouvait cela on ne peut plus drôle. Aujourd'hui, le gars se ferait démonté en deux deux sur place! Pis...sinon...DIEUDONNE on en parle?! Heu, ben non, j'crois pas, non.

Bref, tout cela pour dire, que maladroitement ou non, sur le ton de l'humour ou pas, on a tous tenu, un jour, un propos à caractère raciste. Ceci étant précisé, concernant l'humour, si je fais partie de ceux qui pensent que l'on peut effectivement rire de tout, je demeure également persuadée que cela ne peut pas être avec n'importe qui. Et puisque je m'inscris dans le trans-culturalisme (mon cher F. c'est pour toi), mon neurone et moi sommes peut-être davantage sensibles à ces problématiques. Et les modes que j'affectionne sont souvent la synthèse dudit trans-culturalisme, que mon outfit of the day traduit à merveille.

Dans l'un de mes premiers posts, j'avais déjà évoqué la mode ethnique qui est so tendance. Néanmoins, je constate qu'elle est souvent réduite à la mode africaine au sens large. Or, cela va bien au-delà. Les fringues d'inspiration asiatique en sont un exemple, dont le kimono. Sauf que ce dernier est souvent présenté "à l'occidentale".

Donc bienvenus dans ethnic land made in Y.! J'ai littéralement beugué sur cette pièce dont je suis fanissime puisqu'elle est oufissime (oui, ça fait beaucoup de "issime"). Et je l'ai dégoté dans une petite boutique toulousaine spécialisée dans la confection de kimono fait main  ;-). D'ailleurs la vendeuse, d'origine japonaise, les réalise sous vos yeux avec sa petite machine à coudre à côté de son comptoir: garantie 100% authentique et traditionnel. Je surkiffe. Il y en a de toutes les longueurs, mais compte tenu de ma taille, j'ai bien sûr choisi le modèle XXL, en soie, noir et blanc. Quant au reste, j'ai fait simple: Je porte un jean taille haute, brut ainsi qu'un pull noir en V à manches volantes. J'ai opté pour une paire d'escarpins multicolores à bout rond que j'ai associée à des bas résilles. Enfin, une petite besace dorée en cuir de vachette et à anse réglable viennent compléter mon look.

Outre mes  bijoux habituels, je porte:

  • Des énormes boucles d'oreilles fantaisies trouvées au Malcolm Shabaz Harlem Market (un marché dédié aux bijoux et accessoires africains) lors de mon dernier voyage à NYC (Yes babe!);
  • Un ras de cou en cuir orné d'une plume en acier laqué argent (d'une créatrice dont je vous avais déjà parlé ici ).

Voilà, à mon sens, un bon combo ethnique idéal pour le printemps qui s'est installé avant l'heure...mais qui est malheureusement reparti aussi sec... :-(! Quant à ma prise de conscience, il est certain que je ferai gaffe à l'avenir...Et vous ?!

 

 

 

 

 

 

  • Pull: SANDRO
  • Jean: LEVIS
  • Escarpins: MELLOW YELLOW
  • Kimono: TENDANCES D'AILLEURS, 55 rue du Taur, 31 000 Toulouse
  • Boucles d'oreilles: MALCOLM SHABAZ HARLEM MARKET, NYC
  • Ras de cou: LAOULA BIJOUX, 6 rue d'Astorg, 31 000 Toulouse,  https://www.laoula-bijoux.com/ ,  contact@laoula-bijoux.fr (également sur Facebook, Instagram, Pinterest, Twitter et  vente en ligne sur ETSY et LITTLE MARKET).
  • Besace: LINEA MODA,31 rue Saint Rome, 31 000 Toulouse (sur facebook également)

              (c) ROBERT DALMAS

 

 Y.