Bonjour à tous et à toutes,

Enfin l'été commence à pointer son nez! Et les soldes aussi!

Mais comme à mon habitude, quand j'ai la fièvre acheteuse, je ne peux jamais me résigner à les attendre...et puis, je dois avouer que cela ne sert pas à grand chose, puisque pendant les soldes, je flashe toujours sur l'article non soldé ou sur la nouvelle collection alors...je suis certaine que cela parle à beaucoup d'entre vous.

J'ai envie de vous présenter aujourd'hui deux pièces dénichées à la boutique MAJE.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, MAJE est une marque française, plutôt haut de gamme, qui propose que des pièces hyper bien coupées et très hétérogènes. Elles peuvent être classiques, très chics, parfois psychédéliques, mais toujours dans l'élégance. Bref, tout ce que j'aime!

Je passais souvent devant cette boutique sans jamais m'arrêter. Et puis, il y a quelques mois, ce fut le coup de foudre, l'instant de grâce, la révélation, blablablabla...moi quoi, avec mes réactions toujours mesurées! 

Après avoir fait un petit tour d'horizon, mon regard s'est arrêté sur une robe longue en soie,  fluide, à manches longues et doublée. Et là, comme d'habitude, mon sang n'a fait qu'un tour et ma tête m'a dit: "Il est impossible que tu repartes de là sans l'avoir au moins essayée!".  Mais mon porte monnaie a aussitôt rétorqué: "Bon, il faut quand même freiner ta fièvre acheteuse, tu boufferas des pâtes à la fin du mois!"....mais évidemment, je n'avais aucune envie d'écouter ce rabat joie.

De plus, étant une très bonne cliente et dans un état presque second, ce que les vendeuses repèrent évidemment, elles m'ont fait, deux sourires, trois salamalecs, et quatre ronds de jambe et l'instant d'après, j'étais en cabine! Une fois la robe enfilée, je ne voulais plus la quitter. Et les vendeuses, comme toujours, flattent tellement ton ego, que même si tu ne ressembles à rien en portant la fringue, tu marches à cinq centimètres du sol et tu ne te sens plus pisser! Et bien oui, je l'avoue avec une pointe de honte, mais je ne me sentais plus, effectivement, pisser.

Je suis donc repartie avec cette robe que je trouve juste splendide, même si j'ai eu un peu mal à mon porte monnaie, la fin de mois arrivant à grands pas. M'en fous, je ne mangerai que des pâtes pendant les dix derniers jours, mais au moins dans ma robe MAJE.  J'ai décidé de vous la présenter de manière ultra-minimaliste, et pieds nus (oui, je sais, Eddy MURPHY serait tombé de son lit mais bon....j'assume!).

Voilà la bête!

 

Boucles d'oreilles et accessoires: Ethniques et perso!

Le souci, c'est qu'à peine deux semaines plus tard, en me promenant dans mon antre (i.e: les Galleries Lafayette), je commence à avoir un filet de bave....je tente en vain de m'essuyer la bouche, mais je bave....devant THE jupe! Je la regarde, elle me dévisage. Donc je l'envisage. Je la contourne, m'en approche...elle me nargue, voire me drague. Je la touche...je ne suis pas allée jusqu'à la humer...mais c'était moins une.

Seulement, le  petit hic, c'est que j'avais déjà jeté mon dévolu sur une autre pièce, acquise quelques secondes plus tôt. Il fallait donc que je me raisonne. J'ai respiré un grand coup, j'ai tourné les talons, et suis partie. J'étais trop fière de moi, puisque j'avais résisté. Malheureusement (ou pas), cette résistance fut de courte durée...vous vous en doutez.

Mon problème est que j'ai une toute petite, mais vraiment ridicule tendance à l'obsession. Donc, pendant près d'un mois, cette fameuse jupe est venue hanter mes nuits....et puis mes jours....et puis encore mes nuits. Et j'avais beau me la jouer à la France GALL, "résiste! prouve que tu existes!"....j'ai eu beau tenter de penser à autre chose....ben, elle était toujours dans un coin de ma tête. Cette c..... ne voulait pas en sortir. Elle s'était accrochée à mes pensées comme une moule à son rocher. 

Et bien sûr, comme je suis tellement forte, toutes les excuses sont bonnes. Je n'ai pas ce type de pièce dans mon dressing. Je n'ai pas cette forme de jupe, ni cette couleur, ni de cette matière. Elle peut se porter à différentes occasions...etc, etc.

Alors un soir, alors que je sortais du travail, le moral un peu dans les chaussettes, il fallait absolument que je me change les idées. J'aurais pu me dire: "achète toi une glace, un paquet de gâteau, va boire un verre" que sais-je...et bien non! Je n'ai pas réfléchi et j'ai foncé! foncé dans mon antre, en courant jusqu'à perdre haleine (non, non je ne suis pas, en revanche, une obsédée des parties buccales, la bave, l'haleine tout ça , tout ça....), pour voir si cette jupe m'attendait. 

Et quand je suis arrivée au stand MAJE, elle était là! elle m'avait attendue...c'était un premier signe!  En un regard, nous nous sommes reconnues. Je vous jure qu'elle m'a fait un clin d'oeil, du genre: "Ben t'étais où"...j'ai failli lui répondre en pensée: "pas là, j'étais pas là"!

Allez, plus une minute à perdre, il faut que je la passe. Et puis je cogite. Je ne suis plus très sûre. Parce qu'elle est assez originale et un brin tape à l'oeil. Vais-je oser? Vais-je assumer? (dit la nana qui mesure, je vous le rappelle, 178 centimètres et qui porte 8 centimètres de talons). Je l'enlève....Et puis je la remets, j'hésite encore. Elle n'est pas donnée quand même. Bon, je vous fais grâce de la demie heure passée à tergiverser. Tergiversation qui prend subitement fin, lorsque je me rends compte qu'elle est à 30% moins chère de son prix initial, ventes privées obligeaient. Alors là, c'était, le second signe...Dieu existe!

Et le dernier signe, c'est qu'après tout, on a qu'une vie ;-).

Voici l'objet du délit:

 

Top: ETAM

Chaussures: HISPANITAS argentées (et non blanches, c'est à cause de la luminosité)- www.hispanitas.com/fr 

Sac: MICHAEL KORS

Boucles d'oreilles: CALVIN KLEIN

Collier en acier: AGATHA

Autres accessoires: perso!

Que pensez-vous de ces tenues? 

Et au passage, je claque la bise à mon banquier...je pense qu'il va apprécier.

A bientôt.

Yona