Bonjour à toutes et à tous!

Aujourd'hui, le moral est comme le temps: grisâtre...on se croirait en automne. Alors, opération ignorance de bouffe. En conséquence, je vais ranger mes gâteaux OREO, snober mes PAILLES D'OR à la framboise, et toiser mon frigo afin d'éviter d'engloutir deux MAGNUM d'affilée...sinon, il me sera impossible de rentrer dans la robe que je vais vous présenter aujourd'hui. Quoi de mieux que de vous parler de mode pour me remonter le moral :-)!Mon meilleur remède contre les petits coups de blues!

J'avais envie de vous présenter une robe que j'affectionne particulièrement. D'abord parce que je la trouve top et estivale (contrairement au temps) mais aussi parce qu'elle a une histoire... on ne peut plus débile, vous verrez, mais une histoire quand même qui vaut le détour...du moins, pour moi. 

Bon, pour commencer, ceux qui me connaissent un peu, que ce soit personnellement ou à travers mes différents posts maintenant, ne seront pas étonnés d'apprendre qu'il s'agit d'une robe de l'une de mes meilleures amies, Karen...mais oui, la Karen, the Karen...Ben Karen MILLEN quoi, s'il est encore besoin de la présenter, la marque dont je suis folle amoureuse depuis plusieurs années. Je l'avais déjà évoquée dans l'un de mes premiers articles. Vous pouvez le voir ou le revoir ici.

Cette marque me rend littéralement dingue, alors je vais essayer de me contrôler en vous en parlant, mais cela risque d'être dur. Heureusement que vous ne me voyez pas trembloter derrière mon ordinateur, que vous ne sentez pas mon coeur s'accélérer, et surtout que vous n'êtes pas entrain de contempler mon rictus facial déformer mon visage en écrivant cet article: ça, c'est l'effet Karen.

Je sais que mes histoires démarrent toujours de la même façon...mais que voulez-vous, lorsque l'on est une fashion addict doublée d'une acheteuse compulsive, je ne vois pas bien comment elles pourraient débuter autrement.

C'est tipar Edgard! Une après-midi, je m'étais mise en tête d'acheter une robe simplissime style débardeur, près du corps, voire moulante, pour l'été. Mais ça c'était l'idée de départ. Je la voulais sobre, genre noire ou sombre, que je pourrais porter durant la période estivale. Ben oui. C'est comme ça, c'était mon envie du moment.

Donc bien évidemment, et comme quand j'ai une idée derrière la tête, je ne l'ai pas ailleurs, j'ai décidé de me rendre dans mon magasin de jouets, le lieu dans lequel je suis comme un poisson dans l'eau, l'endroit qui me relaxe comme si j'avais fait du yoga:  MES Galeries Lafayette à moi!

Alors, bien sûr, j'ai voulu garder le meilleur pour la fin, je n'avais pas envie d'aller directement dire bonjour à Karen, j'ai quand même du vernis social et j'ai reçu, me semble-t-il, une assez bonne éducation. J'ai claqué la bise à MAJE, fait un coucou à SANDRO, adressé un sourire à COP COPINES et les autres...comme on dirait en Martinique "j'ai fait la société quoi".

Et puis, après avoir fait 30 fois le tour, je me suis enfin décidée à me rendre au stand de Karen. On se claque la bise comme d'hab, on tchatche un peu de la pluie et du beau temps, en regardant la fin de la collection précédente, on se met à délirer sur certaines pièces que je trouve pour le moins originales...hum....et je finis par lui avouer qu'en réalité, j'étais à la recherche d'un pièce bien précise, mais que je doutais que je puisse, cette fois-ci, trouver mon bonheur chez elle. 

C'est alors qu'après avoir dit au revoir à Karen, je m'apprêtais à tourner les talons, grave aigrie et frustrée de n'avoir pu assouvir mon besoin irrépressible d'acheter la robe décrite plus haut. Mais soudain, la vendeuse de Karen s'est approchée de moi et m'a demandé ce que je recherchais. Je l'ai regardée un peu de haut, shame on me, en me disant que si je m'étais déjà adressée à Dieu, ce n'était certainement pas pour que l'un de ses apôtres tente de me vendre du rêve. Pour autant, je suis tout de même restée urbaine. J'ai décrit l'objet de mon désir, sans véritable conviction. C'est ainsi qu'elle me répondit la chose suivante: "Je n'ai pas en tous points ce que vous cherchez, mais si vous voulez, je peux vous  proposer cela".

Et là, alors que j'ai quand même du répondant et que je l'ouvre toujours sur tout et, je le confesse, pour n'importe quoi, je suis restée sans voix....muette comme une carpe...complètement amorphe....et stoïque...devant THE robe qui fracasse tout!

Cette pièce était à la fois simple dans sa structure, puisqu'il s'agissait d'une robe débardeur moulante, et très travaillée dans ses combinaisons de couleurs et ses détails. Différents types de bleus, mais également du blanc, du noir, et une petite fermeture éclair au niveau de la poitrine. Elle m'a fait penser à une oeuvre de MONDRIAN. J'étais extatique devant une telle beauté...bizarre que Karen ne me l'ait pas montré. Le seul petit bémol qui m'a fait hésiter (un bref instant) était sa longueur. Elle était relativement courte, surtout sur moi qui mesure deux mètres....Enfin, à une vingtaine de centimètres près, on va pas chipoter!

Mais devant mon hésitation, l'apôtre m'a sorti l'argument massue de méga midinette, et là SUPRA-RE-shame on me. Elle m'a dit: "Vous savez que cette robe a été portée par Gabrielle SOLIS (i.e Eva LONGORIA) dans l'un des derniers épisodes des Desperate Housewives?". Heu...hein...quoi?! comment?! J'étais au bord de l'évanouissement et je défie quiconque de résister face à un tel argument de vente...En tout cas, je n'ai pas pu. Je l'ai enfilée, achetée et suis repartie toute excitée.

Mais une fois arrivée chez moi, je me suis interrogée sur la manière dont j'allais la porter. D'abord, parce que n'est pas Gabrielle SOLIS qui veut. Et surtout, si j'avais fait un copier/coller de sa pièce accessoirisée dans la série, j'aurais dû me chausser avec des sandales de quinze centimètres à talons aiguilles avec une robe ras la salle de jeu, puisque je dois faire trente centimètres de plus qu'elle, au bas mot. Autant dire que j'aurais ressemblé à une cagole ou une piche pour les sudistes, une pouf'pour les parigos, ou une volpon' ou une manawa pour les antillais. Tout le monde a compris ou faut-il que je développe?

Toutefois, la robe étant assez chic, je me suis autorisée à la décaler avec des accessoires qui lui donnent, je trouve, un côté décontracté. J'ai choisi des sandales plates noires (une fois n'est pas coutume), un cabas simple, pas trop sophistiqué, jaune. Et puis, le petit, ou plutôt le gros accessoire qui ne passe pas inaperçu, est cet énorme chapeau de papier tressé. Pour finir ma tenue, j'ai ressorti mes boucles d'oreilles, à tendance ethnique, dont je ne me lasse pas (ça c'est la faute à Mame Ménar! ;-), spéciale dédicace).

Donc, ouais façon chic décontractée, j'me la pète dans la robe de Gabrielle SOLIS, mais comme toujours, en y ajoutant mon énorme grain de sel .;-)!

Et quant aux photos, le soleil a enfin fait son apparition, puisqu'il s'est écoulé plusieurs jours entre l'écriture de cet article et le shooting photo.

Du coup, fini la tite déprime...Alors, elle est pas belle la vie?

 

Robe: Karen MILLEN

Boucles d'oreilles:ETHNIQUE SILLAGE, il s'agit d'une boutique toulousaine, rue du taur (centre ville). Site internet: www.artisanat-ethnique-sillage.com

Cabas: GUESS

Chapeau:  AUTAN MODES- 50 rue d'Alsace Lorraine, 31 000 TOULOUSE.

Sandales: Désolée, mais je les ai depuis 1912 et je les ai tellement rentabilisées que la marque s'est effacée....

A bientôt,

Yona

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: www.photographetoulouse.net

Facebook: Jm MOLIN