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My winter sunshining outfit of the day!

Le 19 février 2017, 21:49 dans Mode 0

 

Bonjour à toutes et à tous!

Au départ, je me demandais bien ce que j'allais pouvoir pondre. Car, en discutant avec ma little sis', qui m'a interrogée quant à façon dont d'appréhendais l'écriture de mes articles, je lui ai rétorqué, à brûle-pouroint, que je n'avais pas nécessairement d'approche particulière. Mais, en me relisant, je me suis aperçue que la plupart de mes posts étaient structurés de la même manière. En effet, j'ai pour coutume de coucher sur papier ce qui me passe par la tête souvent, en fonction de mes humeurs, de mes pensées ou de ce qui m'a marquée durant la semaine, de bon ou de mauvais...Je conçois l'écriture comme une forme d'exutoire, voire de défouloir que je traduis, ensuite en termes modalistiques.

Ceci étant précisé, il s'avère qu'écrire de façon quasi hebdomadaire est, parfois, un excercice difficile. En effet, n'étant pas maîtresse de mes pensées, même si mon état d'esprit est par [ma] nature l'élément déclencheur, il arrive que celui-ci me joue des tours. C'est ainsi que je peux me retrouver en situation de blocage, lorsque des petits grains de sable viennent enrayer la machine. Et comme je ne suis pas une superwoman (bon, un peu quand même, auto-kiffance activée), je me remets en cause: Que dire? Comment exprimer? Surtout ai-je, constamment envie de partager certains pans de ma vie, sachant que mon écriture demeure très autocentrée (mouah, je m'aime, moi, moi-même et re-moi)? A la dernière question, je répondrai ce jour par la négative. Donc ça bloque.

Il faut dire qu'après mes deux derniers articles, que vous pouvez lire ou relire ici et   et qui étaient, je le concède, sinon très introspectifs, du moins dans une tentative (vaine?!) de réflexion, je souhaitais m'inscrire davantage dans la légèreté. La raison...il fait beau, tout simplement! Un temps printanier en plein mois de février se doit d'être apprécié à sa juste valeur, non?! A la même période, l'année dernière, il neigeait à Toulouse.

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin d'aller à l'encontre de la structrure inhérente à mon écriture, ce qui me permettra de passer outre les grains de sable. C'est la raison pour laquelle, un peu de douceur et légèreté dans mon monde de brutes fera pas pas de mal. Et accessoirement, vous fera souffler. Oui, je vous vois derrière vos smartphones: "Ouf, elle ne va pas nous saouler cette fois-ci avec ses auto-psychanalyses de comptoir à deux balles..." Dont acte, je vous épargne...mais peut-être est-ce, en réalité, moi que j'épargne...histoire de botter en touche quoi! L'essentiel étant que tout le monde y trouve son compte.

Ainsi, a l'instar de ma proposition du jour, mon post sera en toute simplicité, sans prétention, comme aurait dit mon neveu d'amour. Je mets donc mon vélo ( i.e: mon cerveau) en berne, en mode "off".. Enfin, autant que faire se peut!

C'est fou ce qu'un beau temps peut regénéner et rebooster. Donc je prends, sans me poser de question (heu...mouais). Alors, dans la mesure où je suis d'une modestie incontestée et incontestable, réalisez l'immense chance que vous avez et, surtout, prenez la mesure de mon offrande: Je partage avec vous la belle journée ensoleillée que je viens de passer. Ouais, je sais, cela arrive une fois tous les trente six du mois, alors profitez-en.

On passe à my winter outfit?

Bon. Il faut vraiment que je vous confesse quelque chose. J'avoue être la première surprise que ce que j'ai enfilé sur le dos: Un tailleur! Qui l'eût cru.

Petite, je me souviens que mummy était adepte des tenues assorties... Elle avait des ensembles plein son dressing. Je trouvais cela...heu...voyons...comment le dire pour ne point la choquer... Elle, et toutes mes tantes au passage d'ailleurs...D'une ringardise sans nom? Complètement surranée? Juste vieillot? Désuet à souhait? En somme, disons que je ne trouvais pas cela très chabadesque (attention brevetage imminent)!

Sauf qu'à l'époque, je ne savais pas qu'un jour, j'aurais pu avoir le même âge qu'elle(s). Ben ouais les gars, on ne va pas se mentir, on a toujours l'impression que nos parents ont toujours été vieux et que l'on atteindra jamais leur âge... Et maintenant, ce sont les enfants qui nous le rappellent...que l'on est vieux, alors que l'on se trouve jeune! Ok, ok, je retombe dans mes travers pourrav' de réflexion. A l'époque, je n'imaginais pas, non plus, être en capacité d'apprécier les mêmes tenues...Et c'est là que je prends vraiment conscience que je n'ai plus vingt ans...aïe ça pique (non, non, j'ai dit pas d'introspection!). Toutefois, j'ai le souvenir que les tailleurs étaient très tendance en 1912, à cette période.

Bref, donc ce soleil permet de se mettre presque à poil d'ôter quelques couches et, donne envie de mettre des couleurs, ce qui contraste radicalement avec mes étenernelles pièces noires que j'affectionne tout particulièrement en hiver. J'ai craqué sur ce tailleur à rayures bleues et blanches. On peut, bien évidemment porter l'une ou l'autre pièce séparément cependant, à mon grand étonnement, l'association me plaît (la vieillesse je vous dis, la vieillesse!). Il s'agit d'une veste trois-quart d'inspiration kimono (que l'on peut également porter en trench) ainsi qu'une mini-jupe boule. J'ai revêtu, un top blanc, un collant ainsi que mes boots noirs. Pour trancher (comme si cela était nécessaire), je trouve que ce sac, casual chic, d'une jeune créatrice parisienne, fait parfaitement l'affaire. En cuir de mouton, il peut être porté à l'épaule ou à la main. L'intérieur est en coton. Il en existe de plusieurs couleurs, mais le rouge m'a envoûtée.

Compte tenu des pièces relativement bariolées, j'ai fait simple côté bijoux:

  • Une paire de boucles d'oreilles créoles en argent massif;
  • Un collier en acier orné de pendantifs graphiques;
  • Ma ribambelle de bagues en argent à la main droite.

Enfin vu le soleil, c'était l'occasion de ressortir mes lunettes fétiches...telle une "Belle libélulle"...tatie Gisou si tu me lis ;-)!

Et tadam! Back to the 90's...

 

  • Tailleur: ETAM
  • Top: CHATTAWAK
  • Collant: CALZEDONIA
  • Sac: KATE LEE que l'on peut retrouver chez LINEA MODA, 31 rue Saint Rome, Toulouse (sur Facebook également)
  • Boots:DENOUEE
  • Collier: FOSSIL

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN et JMM PHOTOPGRAPHE

A bientôt!

Y.

L'entre deux: regards croisés.

Le 12 février 2017, 19:06 dans Mode 0

 

Bonjour à toutes et à tous!

Avouez-le: Une seule Y. vous manque et tout est dépeuplé! C'est bon, vous êtes grillés, je sais pertinemment que je vous ai manqué...et vice-versa inversement proportionnel. Bon, tout cela pour dire que la réciproque est vraie.

Aujourd'hui, ma proposition est double: Elle porte évidemment sur la présentation d'un look venant illustrer le titre de mon article...lequel article est écrit, cette fois-ci, à quatre mains...ou dix doigts, au choix. En même temps, je ne me suis jamais attardée sur le nombre de doigt de mon coéquipier. En effet, parmi toutes celles qui foisonnent dans ma petite tête, une idée me titillait depuis un certain temps: la co-écriture d'un post. Le but étant de voir et de savoir la façon dont un tiers pourrait appréhender ma conception des modes....heu, je vous ai perdus?! Pour la faire plus simple (meuhh nannnnnnn, je ne vous prends pas pour des tebè...quoique..), j'ai ressenti le désir de partager ma plume, en donnant uniquement deux indications à mon partenaire de jeu: Le thème et la tenue. Il n'a qu'une vague idée de ce que vais coucher sur papier. En revanche, je ne sais absolument pas ce qu'il va me pondre...Mummy au secours: "J'ai peur...(de tous ces cris de douleurs...)" . Ouais, c'est nul et je surkiffe!

Je traverse en ce moment une période d'entre-deux. Vous savez, c'est comme...comme...comment l'exprimer?! Et là, je repense à mon prof de math de collège qui nous rabâchait sans cesse: "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément". Cette citation de Nicolas Boileau-Despréaux m'a toujours dérangée. Non pas que je ne la comprenne pas, mais je ne suis simplement pas toute seule dans ma tête, et les fils ont parfois (souvent?) du mal à se toucher là-haut. Demandez à ma soeur, à chaque fois que je tente de lui conter une histoire, elle me regarde, fronce ses vieux sourcils là, et finit par me dire:" Mais p.... (purée, hein) va à l'essentiel". Au bout de 38 ans, elle n'a toujours pas compris que je ne suis pas génétiquement programmée de la sorte...

Mais, juste pour son plaisir, je vais essayer de m'atteler à cet exercice, ô combien complexe pour moi.

J'ai le sentiment d'être coincée dans le présent, en essayant d'aller de l'avant mais toujours avec, en toile de fond, mon passé. Vous comprenez ou ç'est comment?! Non? Alors je tente la métaphore. Petite, j'avais une chienne qui s'appelait First. Inutile de préciser qui avait choisi ce nom :-). Elle entrait souvent dans la maison. Mais dès qu'elle entendait le bruit de la barrière, elle dressait ses oreilles, commençait à remuer la queue et se mettait à courir...Sauf que, même si je l'adorais, force était de constater que First n'était pas une lumière...c'est le moins que l'on puisse dire. Feu First n'aura jamais compris le concept de baie vitrée. Alors, elle courait, se la prenait, rebondissait et se retournait vers nous, ayant l'air de penser: "Mais y'a quoi là?! " Et puis elle recommençait... les mêmes causes produisant les mêmes effets, on finissait par lui ouvrir, après s'être bien bidonnés. Bon, là dites-moi que cela commence à percuter.

Et bien First s'est réincarnée en moi. Je veux aller voir ce qu'il y a derrière la barrière, mais je me prends cette baie vitrée...je retente...en vain. Je réfléchis et je me retourne afin de savoir si, finalement, je n'aurais pas oublié quelque chose qui m'empêcherait de passer outre. Du coup, à force de me démener...ben je m'épuise et ai le sentiment de stagner! Je suis prise en étau. Quand je regarde le passé, j'oscille entre nostalgie et regrets. Lorsque mes yeux fixent la baie vitrée, je suis à la fois dans le fantasme et la crainte. Mon entre-deux, c'est donc cela: un passé, présent, qui ne passe pas. Un futur que j'entre apercois, qui me fait du pied, de l'oeil et de l'oreille tant que l'on y est. Mais il me fait aussi bien envie que peur. Heu, pis sinon, y'a un matheux dans la place qui pourrait résoudre cette équation?

J'ai voulu exprimer mon entre-deux à travers ma tenue du jour. Car elle révèle profondément mon état d'esprit. Vais-je rester contemplative de mon passé qui, à bien y regarder, n'était pas si folichon, voire un brin chiant ennuyeux, dois-je demeurer stoïque et spectatrice de mon "ici et maintenant" ou vais-je oser m'engouffrer dans ce futur qui se profile, en occultant la peur de l'inconnu? Ou alors, le plan D...Tirer conséquences du passé, ceci afin d'en faire une force présentement, pour mieux appréhender l'avenir...en considérant que les uns ne sont pas exclusifs des autres, mais complémentaires.

Ben oui, oui, vous en avez assez de ma masturbation intellectuelle, ç'est ça? Alors, d'un point de vue modalistique mon entre-deux revêt la forme suivante: Ce qui caractérise mon passé est le noir. Je porte une chemise en soie ainsi qu'une jupe en crayon. La nana hyper stricte...tout au moins d'apparence et, fût une époque. Et puis je commence à me détendre avec un collant mi-opaque mi-résille. J'ai enfilé un perfecto vert bouteille et je porte un cabas en patchwork de cuir noir dégradé. Cela est mon présent, je reste encore dans ma zone de confort.

Comme bijoux ultra-tendances et qui s'inscrivent donc également dans mon présent, j'ai opté pour:

  • Une paire de boucle d'oreilles en cuir noir et argent 925;
  • Un ras de cou en cuir orné d'une plume en acier plaqué argent;
  • Un bracelet en cuir jaune et noir avec un fermoir acier argent.

Petit arrêt sur image. Ces bijoux, réalisés par une créatrice nouvellement rencontrée, responsable de la bijouterie LAOULA BIJOUX, font partie de sa collection hiver 2017. Bon, ce n'est pas nouveau, je ne fonctionne qu'aux coups de coeur. Et ce fut le cas, tant pour l'artiste et que ses créations. S'agissant de la première, un feeling s'est immédiatement opéré. Je trouve qu'elle dégage une extrême douceur et transmet une forme de "quiétude". Concernant les seconds...baaaah, j'en suis folle! Cette créatrice ne travaille uniquement qu'avec des matériaux naturels (tel le cuir de vachette d'Espagne). Initialement inspirée par la tendance ethnique, elle s'est ensuite ouverte à d'autres types afin de s'adapter aux envies de sa clientèle. Ses créations sont personnalisables et peuvent être confectionnées sur mesure, ce qu'elle a fait pour moi, en l'occurence. Et pour finir, ses bijoux ne sont pas uniquement réservés aux femmes, puisqu'en allant faire un tour sur son site (dont je mettrai les coordonnées en fin d'article), vous constaterez que les hommes ne sont pas en reste! Allez vraiment faire un tour en boutique, si vous êtes toulousainGs ou sur son site pour les autres. Pour sûr, vous ne serez pas déçus.

Et THE TURFU (excusez-moi, une traduction pour mummy s'impose: "Futur"), des chaussures oufissimes à bout rond et talons de dix centimètres. Elles sont dorées et argentées. Je meursssss! Ce sont elles que je regardais à travers la baie-vitrée. Ben vous savez quoi? Finalement, j'ai fait le choix...de ne pas en faire. Aussi, au lieu de concevoir l'entre-deux comme une stagnation, peut-être pourrait-il être simplement une pause salutaire à un instant T, permettant d'envisager l'avenir avec davantage de sérénité, après avoir fait le point sur le passé. Cela me rappelle un proverbe créole: "Tro pressé pa ka fè jou ouvè" (L'impatience n'aura jamais pour effet de faire le jour se lever plus tôt).

Maintenant, je suis curieuse de savoir ce qu'en pense mon camarade de jeu. Lui, j'ai dû mal à le décrire. Personnage pour le moins atypique (ou quand le camembert dit au roquefort tu pues!), je ne pouvais pas le piffrer au départ: Vous savez, c'est le genre de type qui parle et rit forts, exubérant, qui connaît toute la terre...Bref, le stéréotype du gars qui, de prime abord, m'insupporte! Et puis un jour, j'ai découvert qu'il avait...un cerveau...Et par ailleurs, qu'il était fort agréable, ce qui ne gâche rien. Je regrette de l'avoir catégorisé, alors même que j'ai une profonde détestation pour les cases et les a priori...Mea culpa mon p'tit bonhomme ;-)!

Mon cher F. c'est à toi...

Il n’y a pas longtemps, dans un navet à la téloche, on faisait passer le test des tours de Hanoï anoY à un sujet pour tester son QI, et là PAF j’ai pensé à Yona, pas question QI, question renversement…anoY…Yona…ok? Ben oui, si y’avait pas les photos pour s'arrêter, on continuerait à se demander elle est où Yona? Elle est entre-deux, et ça je l’ai capté le jour où j’ai compris qu'elle était métisse, oui, mais de deux noirs, ça commençait bien! Bon, on ne va pas parler que de Yona, les 50 pages d’avant, si on les relit bien y’a tout, on va réfléchir plutôt à l'épistémologie des modes à travers Yona, non? Quoi non, pffff…bon d’accord, allez on se recale sur Yona, finalement c'est sa page.

Entre-deux, entre chien et chat, elle a du chien, elle fait ch’Yen mais pas chienne, et le côté chatte s'est barré avant qu'on en parle, oui on aurait pu dire aussi entre loup et chien (là je suis en train habilement de placer les tournures de style à la Yona, avec une référence musicale créole, un gros mot dit mais barré, un cc à Mummy, etc.), car « Derrière mon loup, j'embrasse qui je veux, je veux… »…mais  j'y pense, les loups n'ont pas de collier, encore une contradiction !

Yona je te l'ai déjà dit, tu es Trans, dès qu’il y a deux pôles, voilà c'est parti, madame ne veut pas être cataloguée d'un côté ou de l'autre, on est entre-deux, ou de l'autre quand l'autre croit que tu es de l'un, Kafka sors de ce corps! J'ai pas vu les pompes, mais c'est sûr que la mise en orbite est pour bientôt, dis-moi une jupe-fusée ça existe? Je rigole, reste avec nous, on a besoin, en tous cas moi j’ai besoin, de croiser des fé(no)men qui « opposent la nudité à l’ignoble », bravo Mummy, ta fille est bonne géniale perfecto !

 

Rien à ajouter! :-)

 

  • Chemise: SANDRO
  • Top en dentelle: ETAM
  • Perfecto et jupe: KAREN MILLEN
  • Collant: CALZEDONIA
  • Chaussures: L.K. Bennett
  • Sac: LINEA MODA,31 rue Saint Rome, 31 000 Toulouse (sur facebook également)
  • Bijoux: LAOULA BIJOUX, 6 rue d'Astorg, 31 000 Toulouse,  https://www.laoula-bijoux.com/ ,  contact@laoula-bijoux.fr (également sur Facebook, Instagram, Pinterest, Twitter et  vente en ligne sur ETSY et LITTLE MARKET).

 Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN et JMM PHOTOPGRAPHE

 A bientôt!

Y.

"Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir"

Le 29 janvier 2017, 00:17 dans Mode 1

Bonjour à toutes et à tous,

L'initulé de mon article fait référence à la phrase prononcée par Christiane TAUBIRA, ceci afin de justifier, entre autres, son départ du gouvernement VALLS 2. Non, je parlerai pas politique...Et certainement pas en ce moment. Mais la formule employée si je puis dire, que je trouve, au demeurant, tellement juste, m'a hantée toute la semaine...notamment le "résister c'est partir". Alors effectivement, il s'agit d'une approche ainsi que d'une attitude très nobles, seulement (pour changer) plusieurs questions me taraudent : Comment résister? Comment et pourquoi rester? Et l'on décide de partir, de quelle façon? En créole, on dirait: "Mi déba!"(tout un débat).

De manière plus générale, ce propos fait résonance en ce qu'il me fait penser aux moments de la vie pendant lesquels on s'accroche aux choses, aux personnes, telle une moule à son rocher, envers et contre tout. Et cela vaut dans différents domaines, professionnel, amical, sentimental...que sais-je encore...

Ce qu'il y a de problématique, à mon sens, ç'est lorsque l'on résiste, alors même que l'on sait pertinemment que la chose que l'on ne veut pas lâcher n'est résolument pas faite pour soi. Et je dois avouer que je fais partie de cette catégorie de gens qui ne sait pas lâcher. Je dois peut-être avoir une légère tendance masochiste..juste un peu.

Mais là où cela devient encore plus compliqué, ç'est que, lorsque finalement, je me rends à l'évidence, à savoir qu'il est temps me faire la malle... c'est toujours avec perte et fracas. Pour la faire courte, je fais tout péter, je dézingue, je rase, je ratiboise...En somme, j'envoie tout bouler quoi. Je ne suis pas mesurée, ce n'est pas une nouvelle. Pour autant, ce n'est pas faute d'essayer...mais en vain. C'est comme s'il me fallait tout déconstruire afin d'être sûre d'arriver à un point de non retour: l'irréparable.

 J'envie les gens diplomates, nuancés qui savent précisément quand l'heure est venue de se retirer et, qui partent sur la pointe des pieds, en refermant la porte de manière tellement subtile, digne et silencieuse que l'on ne s'aperçoit même plus de leur présence. Bah moi, ç'est juste...l'extrême inverse, the sketch: Je gueule l'ouvre, je hurle, limite je bave, je m'excite, j'implose puis j'explose. Bref, je deviens une nana complètement hystérique, qui défonce tout sur son passage! Un Pitt Bull, un bulldozer quoi. D'ailleurs, je me demande si ce n'est pas la raison pour laquelle je suis née avec le cordon ombilical enroulé autour du cou, histoire de me la fermer. Seule mummy pourrait répondre à cette question et préciser, de surcroît, si je ne l'aurais pas bouffé au passage (heu....le cordon, pas mummy).

Toutefois, ce qui est regrettable, ç'est qu'après la montée, vient la descente. Aïe, ç'est là que ç'est le plus dur, a l'instar d'un drogué après l'effet d'un shoot. Je me retourne et je constate:"Oops, i did it again ;-)! Quoi?! Mais ç'est moi qui ai fait ça? Ce chantier de bataille, çest moi?!  Et après m'être vidée, et épuisée (oui, parce que vous vous doutez bien que je dépense une énergie folle), la colère laisse place aux regrets et à l'amerture. Cette incapacité à se contenir, cette impossibilité à se retenir, cette facilité à perdre ses nerfs, ç'est quelque chose quand même...ç'est grave docteur?! Dites moi que je ne suis pas la seule dans ce cas, cela me ferait tellement de bien...Parce que finalement, ç'est à soi que l'on fait le plus de mal...du moins, c'est un avis personnel. Le pire dans tout cela, ç'est que j'ai beau me promettre que la prochaine fois, j'agirai différemment, mais en vain. Je suis irrécupérable et surtout hyper chelou, je sais.

Tiens, prenons par exemple ma proposition du jour. Les températures sont positives ce qui me permet de vous la présenter. Bon, il n'a échappé à personne que nous sommes en pleine période de soldes. Evidemment, c'est mon obsession, mon os à ronger du moment. Normalement, je devrais résister en traçant mon chemin sans regarder à droite ni à gauche. Mais c'est une vraie torture! Je sors du taff, je me dis: "Allez, je vais juste faire un peu de lèche-vitrine"...Sauf que ce lèche-vitrine là, ce n'est plus une métaphore, voire plus qu'une métaphore! Ensuite je me dis: "Bon, je jette juste un oeil"...néanmoins, et je ne sais par quel miracle, mes yeux sont, l'instant qui suit, entrain de me mirer après avoir enfilées trois, quatre, cinq pièces...et dans dix magasins différents! Excessivité quand tu me tiens! Une horreur! Enfin après coup, parce qu'à l'instant T, ç'est un bonheur incommensurable! Je suis complètement exaltée. Voilà l'exemple typique de mon incapacité à savoir dire stop au bon moment...afin ne pas bouffer des pâtes dès le quinze du mois. Le souci est que, lorsque je repars bredouille, cela me provoque une grande frustration qui se tranforme en véritable tristesse.

Et puis, il y a autre chose...heu...en ce moment, il y a plus qu'un état d'urgence en France? DAESH nous piste de toute part? Nous sommes en alerte méga-super-ultra rouge-fluo d'attentats imminents ou bien?! Suis-je la seule à voir des militaires dans toutes les rues ou dans tous les magasins?! Non parce que dans la négative, il faudrait m'expliquer cela comme si j'avais deux ans. J'adore les modes, je guette les tendances, on est d'accord. Mais purée, s'il y a une chose qui m'insupporte, ç'est bien l'uniforme. Je l'ai suffisamment porté durant ma tendre jeunesse. Toutes les nanas sont habillées à l'identique! Peu importe l'âge, la morphologie, la couleur de peau, l'origine, la longueur des cheveux. J'ai l'impression que les "Martine" pullulent: "Martine danse la rumba", "Martine mange une raclette", "Martine va à la piscine" ,"Martine fait du rodéo", "Martine joue au banjo"...Bref! Je trouve cela déconcertant. Et les vendeuses s'y mettent aussi: "Ah vous, vous êtes en A, en H, en V"....J'ai eu droit à toutes les lettres de l'alphabet. Et là, j'ai juste envie de leur répondre: "Ouais, mais en fait, je suis en W et ta soeur, on en parle?!"  Nan mais sérieux, ça me saoule d'une force! Trop de tendance tue la tendance. La suivre ne signifie pas forcément, ne pas se l'approprier, non?! Et heureusement!

Alors pour ma tenue du jour, j'avais envie de vous présenter ma dernière acquisition (soldée à 50%, je tiens à le préciser mummy). Il s'agit d'une jupe longue plissée vaporeuse, bordeau, sur laquelle j'ai littéralement flashée! En plus, elle peut se porter quasiment avec tout et toutes saisons confondues. Lorsque je l'ai essayée, la charmante Madame tralala tsoin-tsoin de mes deux vendeuse, m'a sorti: "Ah, elle vous va à ravir, et ce qu'il y a de bien, c'est que vous pouvez la décaler avec des derbies plates et un perfecto, c'est très tendance en ce moment, vous savez". J'ai pris une grande inspiration, et lui ai rétorqué avec tooooouuuuuut mon vernis social (ouais, j'ai vraiment tout donné): "En effet, je n'y avais nullement songé..à voir". Toutefois, ce qui me chatouillait en guise de réponse ç'était: "De quoi j'me mêle la vioc' liftée et tellement botoxée que je ne sais même pas quand est-ce que tu souris ou lorsque t'es sérieuse?! Et si je ne veux pas décaler mais CALER, c'est comment?! décale-toi toi-même, non mais?!  Tu veux de l'aide ou tu arriveras seule? C'est bon, je suis myope, mais j'ai une bonne correction, ça va! Tchip!". Et bien vous savez quoi? Pour une fois, j'ai réussi à contenir ma pulsion verbale, je suis partie de cette boutique au bon moment et fière. J'ai résisté à la démangeaison qui m'animait de lui dire le fond de ma pensée, ce qui m'a évité une embrouille inutile que j'aurais pu, l'instant d'après, regretter. Et en plus, je serais passée à côté de ce bijou de jupe.

Alors évidemment, on est dans l'application stricte, on ne peut plus premier degré et, très illustrée de la phrase prononcée par Christiane TAUBIRA, néanmoins qui sait...peut-être est-ce le début d'une nouvelle Y...step by step....Mouais, méthode Coué quand même. Pour autant, je suis convaincue que je gagnerais en sérénité en sachant pourquoi et comment rester, ou alors partir élégamment (note à moi-même: tenter de résoudre des problématiques insolubles).

Donc, j'ai calé ma jupe (un collant en cachemire en dessous) avec un body noir, cache-coeur (oui, parfois cela fait du bien de le protéger), ainsi que mon blouson en cuir bi-matière tout aussi chic que la jupe. J'ai aussi calé mes bottes à talons noirs. Autour du cou, j'ai calé une écharpe à imprimé léopard que j'adore. Et j'ai terminé ce calage par une boucle d'oreille à tendance ethnique ainsi qu'une pochette, blanc cassé, en cuir de vachette, avec des paillettes sur le rabat, que je porte à l'épaule (anse réglable).

Je ne suis peut-être pas "tendance" (Bouh), mais je suis moi ;-)! Et, surtout, n'est pas Madame TAUBIRA qui veut.

  • Body: MAJE
  • Veste: PINKO
  • Jupe: TARA JARMON
  • Sac: LINEA MODA31 rue Saint Rome, 31 000 Toulouse (sur facebook également)
  • Bottes: TED&MUFFY-www.tedandmuffy.com
  • Echarpe: SANDRO
  • Boucle d'oreilles: ETHNIQUE SILLAGE, il s'agit d'une boutique toulousaine, rue du taur (centre ville). Site internet: www.artisanat-ethnique-sillage.com

 

 

Crédit photo: Photographe Jean-Michel MOLIN

Site internet: 

Facebook: Jm MOLIN et JMM PHOTOPGRAPHE

 A bientôt!

Y.

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